Afghanistan: "trop tôt" pour décider de l'avenir de l'ambassade de France

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Un soldat des talibans positionné dans la ville d'Hérat, en Afghanistan, samedi 14 août 2021 - AFP
Un soldat des talibans positionné dans la ville d'Hérat, en Afghanistan, samedi 14 août 2021 - AFP

Il est "trop tôt" pour décider du maintien ou non de l'ambassade de France à Kaboul, qui dépendra de l'évolution de la situation après la prise du pouvoir par les talibans, a indiqué mardi l'Elysée.

Pour le moment, l'ambassade reste opérationnelle même si elle a été délocalisée à l'aéroport de Kaboul, où l'ambassadeur David Martinon et son équipe gèrent les opérations d'évacuation des derniers ressortissants français et des Afghans ayant travaillé pour la France.

Dans ce contexte d'incertitude, "il est trop tôt pour fixer le niveau de représentation" de la France à l'avenir, a précisé l'Elysée, alors que de nombreux pays ont évacué leur personnel diplomatique après l'entrée des talibans dans la capitale afghane.

Le ministre des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, a pour sa part estimé sur RTL qu'il revenait aux talibans de "faire la preuve" de leur nouvelle respectabilité.

"Nous souhaitons simplement que ce nouveau pouvoir montre qu'il a changé par rapport aux talibans de la fin des années 90, c'est-à-dire qu'il rejette le terrorisme, qu'il n'accueille pas Al-Qaïda", a-t-il ajouté, évoquant aussi la nécessité "que ce gouvernement (...) respecte le droit, en particulier le droit des femmes".

"La France reconnaît les pays, pas les régimes"

Lors de leur première période de contrôle du pays, entre 1996 et 2001, la France avait été représentée par un chargé d'affaires qui faisait la navette entre Islamabad et Kaboul.

L'Elysée a souligné que la question de la reconnaissance du régime taliban par Paris ne se posait pas car "la France reconnaît les pays, pas les régimes".

Alors que l'Allemagne a annoncé avoir suspendu son aide au développement à l'Afghanistan, la présidence a par ailleurs indiqué que les projets de développement étaient "de fait" stoppés en raison de la situation actuelle et de l'impossibilité de se déplacer dans le pays.

L'Agence française de développement (AFD) a engagé 155 millions d'euros depuis 2004, essentiellement dans les domaines de la santé, de l'eau potable ou de l'électrification rurale, selon son site. Ayant fermé son agence à Kaboul fin 2017, elle assurait le suivi de ses projets depuis le Pakistan.

Article original publié sur BFMTV.com

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