Afghanistan: les propos de Macron font hurler à gauche (et pas que)

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Face à la situation en Afghanistan, Emmanuel Macron a annoncé une initiative européenne pour "protéger contre des flux migratoires irréguliers". Une citation qui a provoqué un tollé.

ALLOCUTION - “Honte”, “cynisme”, “glacial”. Face à la situation dramatique en Afghanistan, où les talibans ont repris le pouvoir, Emmanuel Macron a pris la parole ce lundi 16 août au soir pour annoncer notamment une initiative conjointe avec l’Union européenne pour “anticiper” et “protéger contre des flux migratoires irréguliers importants” qui “nourrissent les trafics de toute nature”.

Le président qui s’exprimait depuis sa résidence de Bormes-les-Mimosas a également appelé à “la solidarité dans l’effort, l’harmonisation des critères de protection et la mise en place de coopérations avec les pays de transit”. Une déclaration qui a vivement fait réagir de nombreux élus de gauche, lesquels ont notamment amèrement commenté une séquence diffusée par BFMTV.

Parmi eux, l’ancienne ministre de l’Éducation sous François Hollande, Najat Vallaud-Belkacem, et la sénatrice PS Laurence Rossignol, qui dénoncent notamment un choix des mots “cynique” et “glacial”. “Qualifier de ‘flux migratoire irrégulier’ des êtres humains qui fuient le fascisme des Talibans, des adolescentes futures victimes de viol et de mariage forcé, des femmes journalistes, juges ou maires, demain démises de leurs fonctions car femmes… quel cynisme. Quelle honte”, tonne l’élue de la chambre haute.

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Le député LFI du Nord, Adrien Quatennens, le conseiller EELV à la mairie de Paris David Belliard, ou encore l’eurodéputé EELV Karima Deli ont également fait part de leur indignation. “Ne pas suivre ceux qui, le coeur froid ou plein de haine, veulent exclure les autres. Quand tant d’Afghans se massent désespérés sur le tarmac de l’aéroport de Kaboul, il est indécent d’employer les mots de “flux migratoires”. Un président ne devrait pas dire ça...”, estime l’élue à Bruxelles.

Yannick Jadot, s’est de son côté dit “sidéré” “d’écouter Emmanuel Macron
déclarant que les femmes, les hommes et les enfants qui fuient l’enfer des Talibans sont d’abord une menace, des ‘migrants irréguliers’, avant d’être des victimes et potentiellement des réfugiés”. Audrey Pulvar ou encore Julien Bayou ont également suivi. 

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Une indignation qui ne se limite pas à la classe politique, Agnès Callamard, secrétaire générale d’Amnesty International a également peu apprécié la séquence.

Tout comme Ashraf Haidari, l’ambassadeur de l’Afghanistan au Sri Lanka qui s’est fendu d’un message particulièrement agacé: ”L’une des déclarations les plus pathétiques que j’ai entendues contre la parole et l’esprit mêmes du droit international humanitaire et du droit des réfugiés: la responsabilité de protéger ceux que vous avez abandonnés et trahis. Si vous ne pouvez pas aider, ne faites pas de mal à ceux qui sont en recherche de protection”, a-t-il invectivé. 

Même le lanceur d’alerte Edward Snowden s’est fendu d’un tweet dans lequel il indique simplement: “Emmanuel Le Pen”.

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Emmanuel Macron et LREM se défendent

Face à cette pluie de critiques, Emmanuel Macron a lui-même réagi dans la soirée, évoquant des tentatives de détournement de ses propos. “Ce que j’ai dit ce soir sur l’Afghanistan et que certains veulent détourner: la France fait et continuera de faire son devoir pour protéger celles et ceux qui sont les plus menacés”, a-t-il insisté.D’autres élus LREM lui ont emboité le pas en insistant notamment sur l’ensemble des propos du président, notamment le député Pieyre-Alexandre Anglade.

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Ou encore le député Roland Lescure qui complète sur Twitter: “La France, comme je l’ai dit, fait et continuera de faire son devoir pour protéger celles et ceux qui sont les plus menacés. Nous prendrons toute notre part dans le cadre d’un effort international organisé et juste”. 

Invité de franceinfo, le députe et président du groupe Modem, Patrick Mignola avançait de son côté plusieurs arguments pour défendre les déclarations du président, évoquant notamment les risques de terrorisme, mais aussi les enseignements de la guerre en Syrie.

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“C’est un risque de nouvelle vague de migrations internationale, pas pour lutter contre l’immigration en tant que telle, mais parce qu’on sait que tout ça nourrit des trafics”, a-t-il argué en appelant à une harmonisation du droit d’asile au niveau européen.

À voir également sur Le HuffPost: Afghanistan: Quand les responsables américains minimisaient la menace talibane

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Cet article a été initialement publié sur Le HuffPost et a été actualisé.

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