Afghanistan: pétition pour un "accueil inconditionnel des femmes afghanes" en France

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Agnès Jaoui, Virginie Despentes et Cécile Duflot soutiennent une pétition pour l'accueil des Afghanes sans condition en France. (Photo: Jean-Paul Pelissier via Reuters/Philippe Wojazer via Reuters/Stephane Mahe Via Reuters)
Agnès Jaoui, Virginie Despentes et Cécile Duflot soutiennent une pétition pour l'accueil des Afghanes sans condition en France. (Photo: Jean-Paul Pelissier via Reuters/Philippe Wojazer via Reuters/Stephane Mahe Via Reuters)

AFGHANISTAN - Elles ont répondu à l’appel et un millier d’autres avec elles. Plusieurs artistes et femmes politiques françaises ont soutenu une pétition réclamant un “accueil inconditionnel des femmes afghanes”, menacées par la prise de pouvoir des talibans à Kaboul.

La réalisatrice Agnès Jaoui, l’écrivaine Virginie Despentes, l’ancienne ministre Cécile Duflot (aujourd’hui directrice d’Oxfam France) ou encore la candidate à la primaire écologiste Sandrine Rousseau, ont signé cette tribune, relayée ce samedi 21 août par Le Parisien. Cette dernière a par ailleurs recueilli dans l’après-midi plus de 1500 signatures, de femmes venues de tous les horizons.

Elles ont ainsi répondu à l’appel lancé par six militantes de différentes causes (antisémitisme, contre la peine de mort, contre la négrophobie…), inconnues du grand public, note le quotidien.

Se revendiquant “féministes et femmes de tous les genres, de toutes les divergences, de toutes les écoles, de toutes les sphères sociales et politiques”, elles annoncent avoir décidé “d’enterrer la hache de guerre et la géopolitique” afin de faire front dans un seul et unique objectif: “la vie et la liberté pour les Afghanes, l’ouverture de nos frontières et l’accueil inconditionnel de nos sœurs et de leurs familles”.

“Emmanuel Macron ne parle pas en notre nom”

“Face au danger absolu du viol, de la soumission et de la mort”, la pétition demande à Emmanuel Macron “d’offrir l’asile sans conditions” aux Afghanes, ainsi qu’à “leurs proches” et aux “personnes des minorités de genre et d’orientation sexuelle”.

“Pendant que des hommes font de la géopolitique, nous sommes là pour rappeler que des femmes nous écrivent actuellement depuis l’Afghanistan, pour nous dire qu’elles vont mourir. C’est à nous de leur montrer que la démocratie et les valeurs de la République valent mieux que le régime des talibans”, explique auprès du Parisien Nadia, accompagnante d’élèves en situation de handicap, l’une des six à l’origine du collectif.

“Nous décidons qu’Emmanuel Macron ne parle pas en notre nom lorsqu’il évoque les Français qui s’inquiètent d’un nouveau flux migratoire: nous nous inquiétons, au contraire, qu’il n’ait pas lieu et que nos sœurs afghanes, et leurs proches, meurent égorgées, violées, massacrées en Afghanistan. Ou noyées ou d’épuisement sur les routes dangereuses de l’exil. Ou ici, finalement, dans un bidonville”, assènent-elles en faisant références aux propos du président qui ont fait polémique lors de son allocution sur la situation en Afghanistan.

Une précédente pétition pour l’accueil des “féministes afghanes” rencontre un certain succès: lancée le 15 août, elle affiche à ce jour plus de 85.000 signatures.

À voir également sur Le HuffPost: À Kaboul, les prières du vendredi se déroulent sous les yeux des talibans armés

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Cet article a été initialement publié sur Le HuffPost et a été actualisé.

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