Afghanistan: explosion près d'une mosquée de Kunduz, de nombreux morts et blessés

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Au moins 50 personnes ont été tuées et 140 blessées dans l'explosion ayant frappé, vendredi 8 octobre, une mosquée chiite de la ville de Kunduz, dans le nord-est de l'Afghanistan, a-t-on appris de sources hospitalières. La déflagration a été causée par un kamikaze, disent les talibans.

« Cet après-midi, une explosion a eu lieu dans une mosquée chiite du quartier de Khan Abad Bandar de Kunduz. Plusieurs de nos compatriotes ont été tués et blessés », a annoncé sur Twitter Zabihullah Mujahid, le porte-parole du gouvernement taliban. Les médias locaux ont fait état de très nombreuses victimes. Cette explosion a été causée par un kamikaze, a annoncé plus tard à l'AFP, Matiullah Rohani, responsable régional du gouvernement taliban en charge de la Culture et de l'Information.

Les chiites ciblés

En Afghanistan, les chiites sont régulièrement la cible d'attentats, souvent menés par la branche locale du groupe État islamique (EI). Cette explosion survient cinq jours après un attentat à la bombe contre une mosquée de Kaboul, qui avait fait au moins cinq morts et avait été revendiqué par l'EI. Cet attentat avait ciblé dimanche la mosquée Id Gah dans la capitale, où se tenait une cérémonie funéraire en hommage à la mère de Zabihullah Mujahid, décédée la semaine passée.

Il avait illustré la rivalité, et la haine tenace et réciproque qui opposent l'EI et les talibans, deux groupes sunnites radicaux. L'État islamique au Khorasan (EI-K) a revendiqué certaines des attaques les plus meurtrières commises ces dernières années en Afghanistan et au Pakistan. Notamment des attentats suicide dans des mosquées, des hôpitaux et dans d'autres lieux publics.

Musulmans hérétiques

Le groupe a, en particulier, ciblé des musulmans qu'il considère comme hérétiques, notamment les chiites de la minorité hazara. En août 2019, il a ainsi revendiqué un attentat contre des chiites à un mariage à Kaboul, où 91 personnes ont été tuées. Il a aussi été fortement soupçonné d'avoir été derrière une attaque en mai 2020 contre une maternité d'un quartier majoritairement chiite de la capitale qui a coûté la vie à 25 personnes, dont 16 mères et des nouveaux-nés.

La prise de contrôle du pays par les talibans à la mi-août n'a pas mis fin à la menace terroriste, comme l'avait déjà montré l'attentat commis le 26 août aux abords de l'aéroport de Kaboul, qui avait fait plus d'une centaine de morts, dont 13 soldats américains, et été revendiqué par l'EI-K.

(avec AFP)

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