Afghanistan: une explosion dans une mosquée de Kaboul fait au moins 10 morts

La déflagration s’est produite ce vendredi 29 avril dans une mosquée soufie du quartier Serahi Alauddin, dans le sud-ouest de la capitale afghane. L'attaque n'a pas encore été revendiquée.

La mosquée du quartier Serahi Alauddin était bondée en ce dernier vendredi du mois du ramadan, sacré pour les musulmans. Les victimes étaient nombreuses selon des témoins sur place.

Sur une vidéo postée sur les réseaux sociaux, dont l’authentification est difficile, on peut voir des hommes et des adolescents sortir de la mosquée en titubant, les vêtements déchirés, brûlés, marchant pieds nus sur le sol couvert de traces de sang. On entend les cris de panique et de terreur de celles et ceux qui assistent à cette scène d’horreur, rapporte notre correspondante régionale, Sonia Ghezali.

L’explosion survenue ce 29 avril fait suite à des attentats à la bombe, revendiqués par le groupe État islamique, contre deux minibus transportant des passagers chiites, ont fait au moins neuf morts à Mazar-i-Sharif (nord).

Le 21 avril, une mosquée chiite de cette même ville avait aussi la cible d'une bombe. Au moins 12 morts avaient été tuées et 58 blessés dans cette attaque également revendiquée par l'organisation jihadiste. Le lendemain, au moins 36 personnes, dont des enfants, avaient trouvé la mort dans un autre attentat à la bombe contre une mosquée sunnite fréquentée par des soufis pendant la prière du vendredi à Kunduz (nord-est). Quelques jours auparavant, c'est une école pour garçons d'un quartier chiite de Kaboul qui avait été visé. Bilan : six morts.

La communauté chiite, qui est essentiellement d'ethnie hazara et représente entre 10 et 20% de la population afghane (environ 40 millions d'habitants), est persécutée de longue date dans ce pays à majorité sunnite.

Les talibans tentent de minimiser la menace du groupe État islamique et lui mènent une lutte sans pitié. Ils ont multiplié les raids, notamment dans la province orientale de Nangarhar, et arrêté des centaines d'hommes accusés d'en faire partie. Ils assurent depuis quelques mois l'avoir vaincu, mais les analystes estiment que le groupe extrémiste constitue toujours le principal défi sécuritaire pour le nouveau pouvoir afghan.

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