Afghanistan : la dernière frappe des États-Unis serait une bavure

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Zemari Ahmadi et 9 autres membres de sa famille auraient perdu la vie dans l'attaque.

La Toyota blanche détruite à Kaboul, à la veille du départ des troupes américaines, était celle de l'employé d'une ONG, selon le New York Times.

Dimanche 29 août, les troupes américaines se préparaient à un retrait imminent et brutal d'Afghanistan quand, dans le même temps, elles annonçaient avoir détruit un véhicule chargé d'explosifs lors d'une frappe aérienne. Une tentative du groupe Etat islamique de faire exploser une voiture piégée à l'aéroport de Kaboul avait ainsi été déjouée, expliquaient les autorités américaines. Trois jours plus tôt, un kamikaze de l'EI avait déclenché une explosion massive à l'entrée de l'aéroport, alors que des foules immenses tentaient de pénétrer à l'intérieur de l'enceinte dans l'espoir de pouvoir quitter l'Afghanistan, tuant près de 100 Afghans ainsi que 13 membres des services américains.

Mais cette frappe aérienne, ultime missile américain sur le sol afghan après 20 ans de guerre, a-t-il vraiment atteint une cible liée à l'État islamique ? Le New York Times assure que non et évoque la possibilité d'une bavure. Dans une enquête traduite par nos confrères de Courrier international, mardi 14 septembre, le New York Times raconte en détail cette frappe, menée par un drone et « après des heures de surveillance ». La voiture « représentait une menace imminente pour les troupes à l’aéroport de Kaboul », selon l'armée.

10 morts dont 7 enfants

Le New York Times cite le frère du propriétaire de la Toyota blanche ciblée, Zemari Ahmadi, 43 ans. Ce dernier est mort dans l'attaque, tout comme neuf autres personnes, dont sept enfants de la famille, selon son frère. Pour [...] Lire la suite

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