Afghanistan: un cinquième journaliste assassiné en deux mois

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Un journaliste radio afghan a été tué par balles hier, vendredi 1er janvier, à Ghor, dans le centre de l’Afghanistan. Son assassinat n’a pas été revendiqué. Les violences ciblées contre les journalistes et les militants de la société civiles entre autres ont augmenté dans le pays, alors que le gouvernement de Kaboul et les talibans sont engagés dans des pourparlers de paix.

Avec notre correspondante régionale, Sonia Ghezali

Des hommes ont ouvert le feu sur Bismillah Aimaq alors qu’il se rendait à son travail en voiture. Le rédacteur en chef de la radio locale Voices of Ghor n’a pas survécu aux blessures par balles infligées par ces hommes qui ont pris la fuite. Le journaliste avait reçu plusieurs menaces récemment. C’est ce que fait savoir le Comité pour la protection des journalistes afghans qui met en cause l’indifférence des autorités locales. Celles-ci avaient été alertées du danger qu’encourait Bismillah Aimaq mais elles n'ont rien mis en place pour le protéger.

« Les talibans et les autres groupes terroristes ne peuvent pas étouffer la voix des journalistes en lançant de telles attaques », a déclaré le président afghan Ashraf Ghani. Les assassinats de journalistes et de militants de la société civile sont rarement revendiqués. Les talibans nient toute implication dans ce que certains dénoncent comme étant une campagne de terreur et d’élimination des défenseurs de la démocratie et des droits de l’homme.

Reprise prochaine des pourparlers inter-afghans

En deux mois, 5 journalistes ont été tués en Afghanistan où les militants de la société civile et les employés du gouvernements sont aussi la cible d’assassinats.

Après une pause, les discussions de paix vont reprendre la semaine prochaine entre les talibans et la délégation de négociateurs envoyée par le gouvernement de Kaboul. Les autorités afghanes insistent pour parvenir à un cessez-le-feu le temps des négociations. Les talibans refusent.

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