Afghanistan: pour Bardella, la France doit protéger les gens qui ont aidé l'armée française "mais c'est tout"

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Jordan Bardella était l'invité de BFM Politique ce dimanche - BFMTV
Jordan Bardella était l'invité de BFM Politique ce dimanche - BFMTV

Alors que la France a mis fin à ses opérations d'évacuation d'Afghanistan vendredi et a exfiltré 2834 personnes au total, le Rassemblement national reste sur sa ligne sur l'accueil des réfugiés. Invité de BFM Politique ce dimanche, le vice-président du parti Jordan Bardella a estimé que la France doit "protéger les gens qui ont directement aidé l'armée française", "mais c'est tout".

Pour l'eurodéputé, les personnes concernées se comptent "probablement sur les doigts d'une main". Pour rappel, parmi les 2834 personnes rapatriées par la France, plus de 2600 sont des ressortissants afghans, comme l'a détaillé Emmanuel Macron samedi.

"Une autoroute migratoire en destination de l'Europe et de la France"

La situation en Afghanistan, où les talibans ont repris le contrôle de la quasi-totalité du pays depuis la mi-août, est, d'après notre invité, la conséquence des "erreurs" américaines et va conduire à une vague migratoire vers la France.

"Ce que nous vivons en Afghanistan est la fin d'une époque où les États-Unis ont joué les gendarmes du monde avec la volonté d'imposer la démocratie, les droits de l'Homme à des peuples pour qui ce principe était étranger. On a commis beaucoup d'erreurs dans les ingérences que nous avons conduites au Moyen-Orient et en Afrique", a-t-il détaillé, citant notamment l'exemple de la Libye.

"En Afghanistan, les erreurs géopolitiques qui ont été commises par les États-Unis vont amener à nouvelle autoroute migratoire en destination de l'Europe et de la France", a-t-il ajouté, affirmant que "la France n’a pas vocation à être la patrie de tout le monde, au risque demain de ne plus être la partie de personne".

Et l'élu d'ajouter qu'aujourd'hui, "99% du peuple afghan souhaite vivre sous la loi islamique". "Est-ce qui faut accueillir des gens avec qui nous ne partageons rien? Je ne crois pas", affirme-t-il.

Article original publié sur BFMTV.com

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