Afghanistan: Attal assure que les évacuations en cours "n’acceptent aucun laxisme"

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Gabriel Attal le 25 août 2021  - BFMTV
Gabriel Attal le 25 août 2021 - BFMTV

Rentrée sous tension pour l'exécution. À l'issue d'un Conseil des ministres tenu ce mercredi, le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal a fait le point sur la situation des réfugiés venus d'Afghanistan accueillis en France ces derniers jours, alors que le pays d'Asie centrale est tombé aux mains des talibans et que les pays occidentaux ont entamé une course contre la montre afin de terminer leurs évacuations avant le 31 août.

"Aucun laxisme"

Si ce dernier a assuré que "la France avait anticipé ces évacuations", Gabriel Attal a néanmoins été forcé de revenir sur les cas de cinq Afghans placés sous surveillance dès leur arrivée sur le territoire national, soupçonnés de liens avec les talibans.

"Je tiens à être extrêmement clair, la France n’aura jamais à choisir entre ces devoirs humanitaires et sa sécurité. Nous le savons, de telles opération n’acceptent aucun laxisme, et la sécurité des Français est depuis le premier jour notre première préoccupation", a-t-il dit dans un premier temps.

Le porte-parole a ensuite défendu les contrôles mis en place par les services de renseignement français en ce qui concerne les candidats à l'asile, extrêmement stricts selon lui.

"Chaque personne, chaque dossier, chaque cas est passé au crible par nos services. La sécurisation de ces arrivées est maximale. Dès le premier jour, nos services de renseignement enquêtent, interrogent, et le cas échéant retiennent sans la moindre complaisance les personnes identifiées comme des risques potentiels", martèle-t-il.

Selon lui, les Afghans sont soumis à un triple contrôle. "Cela se fait à Kaboul, cela se fait à Abu Dhabi (où un pont aérien a été mis en place, NDLR) et à leur arrivée en France, ce qui constitue un triple filet de sécurité. Nos services de renseignement accomplissent un travail exceptionnel et le traitement rapide des alertes de ces derniers jours en témoignent."

"Pas de faille"

Parmi ces cinq Afghans placés sous surveillance, l'un d'entre eux a été interpellé et placé en garde à vue lundi. Une garde à vue prolongée de 24 heures mardi soir, a-t-on appris du parquet de Paris. Point important: il ne s'agit pas ici de celui qui inquiète les autorités françaises, mais d'un des membres de sa famille.

"Il n'y a pas eu de faille", avait déjà assuré Gérard Darmanin ce mardi. Le ministre de l'Intérieur, interrogé par nos confrères de France Info, avait assuré que les services français connaissaient "toutes les personnes ramenées par l'armée française". Le processus "est maîtrisé par la police française", assurait-il.

Article original publié sur BFMTV.com

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