Afghanistan: après le séisme, les villageois survivent grâce à l'aide humanitaire

© ALI KHARA/REUTERS

Six jours après le séisme qui a coûté la vie à plus de 1 000 personnes dans le sud-est de l’Afghanistan, dans la nuit du mardi 21 au mercredi 22 juin, les rescapés s’organisent malgré le plus grand dénuement dans le district de Barmal. Ceux qui ont survécu vivent sous des tentes à l’extérieur de leurs maisons endommagées ou détruites. Une mesure de sécurité en raison des répliques.

Avec notre envoyée spéciale dans la province de Paktika, Sonia Ghezali

Dans le village de Marbek, toutes les maisons ont été très endommagées dans le séisme. Sur un promontoire caillouteux, Miagul tend le bras vers la falaise en face. « Là-haut, c’est ma maison, elle est complètement détruite. Maintenant, nous vivons ici, sans abri, en plein air », indique-t-il.

Il a installé une toile verte sur des piquets sur un promontoire caillouteux. Il vit là désormais avec sa famille endeuillée : « Ma femme a été blessée et ma fille a été tuée. Elle était spéciale à mes yeux… Elle avait cinq ans. Elle dansait tout le temps. »

La famille ne survit que grâce aux dons des ONG locales et internationales, car elle n’a plus rien. Plus loin, le village de Bariam Kheil, là aussi tout n’est que désolation. Khunabas Khan est perché sur les décombres de sa maison, le cœur lourd. Sa famille ne vivait que de l’élevage. Ses 80 bêtes sont presque toutes ensevelies sous les gravats.

« Même avant le tremblement de terre, nous n’étions pas dans une bonne situation financière, explique le paysan. Mais maintenant, c'est pire. Nous avons tout perdu. Si cette aide humanitaire n’était pas arrivée, vous auriez vu, plus de personnes seraient mortes, car nous n’avions rien à manger ou à boire. »

« Nous n’avons pas les moyens de reconstruire notre maison », souffle Khunabas Khan qui vit avec une vingtaine de membres de sa famille, entassés sous une tente donnée par une ONG locale.

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