Affrontements entre bandes : les chiffres qui inquiètent

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Une tendance à la hausse depuis trois ans, une concentration en Ile-de-France, des affrontements violents pour des motifs souvent dérisoires… Les constats effectués par le ministère de l'Intérieur et la préfecture de police de Paris convergent : le phénomène des bandes progresse régulièrement, obéissant aux mêmes schémas. Confronté à cette poussée de violences, le gouvernement a annoncé la présentation d'un plan le 1er mai. Et le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, a demandé aux préfets de département un état des lieux du phénomène sur leur territoire.

Selon les chiffres déjà collectés par la direction générale de la police nationale (DGPN), le nombre d'affrontements enregistrés en janvier 2021 s'élevait à 47 pour l'ensemble de la France, contre 36 en janvier 2020. Au premier mois de cette année, la région parisienne rassemble à elle seule la quasi-totalité de ces faits : 43 contre 4 dans le reste du pays. Et sur ces 43, 30 ont eu lieu dans les départements de la grande couronne (Seine-et-Marne, Yvelines, Essonne, Val-d'Oise). Dans l'Essonne, les 22 et 23 février, une collégienne de 14 ans, à Saint-Chéron, et un garçon du même âge, à Boussy-Saint-Antoine, ont été tués lors de rixes entre bandes rivales.

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En trois ans, la hausse constatée est de 18%

Dans l'agglomération parisienne (Paris, Hauts-de-Seine, Seine-Saint-Denis, Val-de-Marne), le bilan de l'année 2020 fait état de 357 phéno...


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