Affaires Kohler et Dupond-Moretti : Macron leur réaffirme sa confiance

Le président français a pris la parole à l’issue de la réunion de la Communauté politique européenne (CPE).   - Credit:Ludovic MARIN / AFP
Le président français a pris la parole à l’issue de la réunion de la Communauté politique européenne (CPE). - Credit:Ludovic MARIN / AFP

« Des exceptions à la règle. » Voilà comment Emmanuel Macron a justifié le maintien en poste du secrétaire général de l'Élysée, Alexis Kohler, mis en examen pour prise illégale d'intérêt, et du ministre de la Justice, Éric Dupond-Moretti, renvoyé devant la Cour de justice de la République. Le président a par ailleurs assuré qu'Alexis Kohler avait « toute sa confiance », lors d'une allocution devant la presse à l'issue d'un sommet européen.

Le président a ainsi jugé « tout à fait légitime » le maintien de son bras droit comme secrétaire général de l'Élysée malgré sa mise en examen, qu'il a qualifiée de simple « décision de procédure ». Il a par ailleurs estimé que le renvoi en procès du ministre de la Justice Éric Dupond-Moretti était « un cas très particulier », qui ne justifiait pas non plus un limogeage du gouvernement.

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Des exceptions à la règle

Lorsqu'il était candidat à un premier quinquennat en 2017, Emmanuel Macron avait affirmé que, « dans le principe », un ministre devait « quitter le gouvernement » en cas de mise en examen. Mais ce « principe » n'a depuis pas toujours été appliqué de manière stricte, et il est aujourd'hui vivement critiqué par les oppositions pour le maintien d'Alexis Kohler et d'Éric Dupond-Moretti. Interrogé sur un revirement de doctrine, le président Macron a semblé expliquer qu'il s'agissait là d'exceptions à la règle.

« Pour ce qui est de mon secr [...] Lire la suite