Affaires Halimi et Viry-Chatillon : le Conseil de la magistrature s'insurge contre la "mise en cause" de la justice

franceinfo avec AFP
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Le Conseil supérieur de la magistrature (CSM) appelle "à la mesure". L'organe constitutionnel s'est insurgé, dimanche 25 avril, contre "la mise en cause" de la justice dans deux affaires "douloureuses", en référence à la contestation de l'arrêt de la Cour de cassation dans le dossier Sarah Halimi et du verdict au procès de Viry-Châtillon. "L'institution judiciaire doit pouvoir continuer de juger, à l'abri des pressions, en toute indépendance et en toute impartialité", écrit le CSM.

"En ce qui concerne l'arrêt de la Cour de cassation dans l'affaire Halimi, il convient de rappeler que le juge a pour mission d'appliquer la loi et se doit, en matière pénale, de l'interpréter strictement", rappelle l'organe. "Il ne peut la créer ou la modifier. Il s'agit là d'un principe fondamental pour préserver les équilibres démocratiques", insiste le CSM, garant de l'indépendance de l'autorité judiciaire.

La décision de la Cour de cassation de proclamer l'irresponsabilité pénale du meurtrier de Sarah Halimi a suscité une vive émotion et une très forte incompréhension au sein d'une partie de la communauté juive française. Elle a également poussé Emmanuel Macron à réclamer "un changement de la loi".

"Déformation volontaire" à propos de l’affaire Viry-Châtillon

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