Affaires : demandez le programme

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Emplois supposés fictifs, costumes, prêt non déclaré… Depuis janvier, la probité revendiquée du candidat a subi de nombreux revers.

Depuis le 25 janvier, les «affaires» déferlent sur la campagne du candidat Fillon. Depuis les emplois supposés fictifs des membres de sa famille jusqu’aux 50 000 euros de costumes offerts à l’ex-Premier ministre, récapitulatif des révélations, et de leurs conséquences.

L’emploi supposé fictif de Penelope Fillon à l’Assemblée.

Le 25 janvier, le Canard enchaîné ouvre la voie des révélations. Penelope Fillon a été rémunérée pendant quinze ans, de façon intermittente, entre 1986 et 2013, en tant qu’assistante parlementaire de son mari et de son suppléant Marc Joulaud. Le tout, pour plus de 830 000 euros brut. Problème : des témoins interrogés par le palmipède n’ont jamais vu Penelope Fillon dans les couloirs et les bureaux de l’Assemblée nationale, pas plus qu’en circonscription. Pas d’adresse mail, pas de badge à l’Assemblée, pas de véritable bureau en circonscription… Les jours passent et la thèse de l’emploi supposé fictif se renforce, jusqu’à la diffusion d’une interview de Penelope Fillon qui déclare mot pour mot : «Je n’ai jamais été son assistante.» Sa femme a réellement travaillé, répète François Fillon.

L’emploi supposé fictif de Penelope Fillon à la Revue des deux mondes.

Le 25 janvier encore, le Canard enchaîné révèle que Penelope Fillon a été embauchée par la Revue des deux mondes, propriété de Marc Ladreit de Lacharrière, milliardaire proche du candidat de la droite. Entre mai 2012 et décembre 2013, elle a ainsi empoché 100 000 euros brut, alors que la société éditrice du titre n’est plus bénéficiaire depuis 2004. Là encore, c’est la réalité du travail effectué qui est mise en cause. «J’apprends qu’elle a été embauchée. Je ne l’ai jamais croisée, jamais vue dans les bureaux de la revue», explique Michel Crépu, ancien directeur de la rédaction. Selon Marc Ladreit de Lacharrière, Penelope Fillon participait à une «réflexion (...) Lire la suite sur Liberation.fr

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