Affaire Weinstein : le producteur recrutait des espions en pagaille

Par LePoint.fr

Harvey Weinstein voulait empêcher que les accusations à son encontre soient rendues publiques. 

Dans une enquête aux allures de roman d'espionnage, le « New Yorker » revient sur les méthodes de l'ancien roi d'Hollywood pour étouffer les témoignages.


Harvey Weinstein avait-il confondu sa vie avec celle d'un personnage fictif, s'imaginant comme le héros d'un des films qu'il a produits pendant plus de deux décennies à Hollywood  ? À lire l'enquête de Ronan Farrow publiée depuis lundi dans le New Yorker sur les méthodes de l'ancien grand patron de Miramax, on peut s'interroger. Le journal américain y révèle que, pour empêcher ses accusatrices de parler, il a eu recours à une agence de renseignements israélienne, des espions russes ou encore une « Mata Hari » des temps modernes.

Tout commence en 2016. À l'époque, Harvey Weinstein engage l'entreprise israélienne Black Cube. Celle-ci pense devoir travailler sur les concurrents commerciaux de la Weinstein Company. Mais ses cibles seront tout autres. Le magnat d'Hollywood veut que l'agence enquête sur des femmes qui l'accusent en privé de harcèlement sexuel ou d'agressions sexuelles. Dans le même temps, une agence de détectives privés est engagée. Parmi les cibles recensées : des journalistes, les actrices Rose McGowan, Annabella Sciorra ou Rosanna Arquette. Enfin, Ronan Farrow, fils de Woody Allen et Mia Farrow et qui enquête sur le sujet, est suivi quotidiennement.

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Mata-Hari et les espions soviétiques

Deux espions nés en ex-URSS et engagés par l'agence israélienne sont en première ligne dans cette mission. L'un d'entre eux se vante même d'avoir pu pénétrer le téléphone d'un journaliste pour le suivre à la trace. Mais, à l'été 2018, l'un d'entre eux retourne sa veste. Il se tourne vers Ronan Farrow, qu'il était jusque-là chargé d'espionner, et lui déballe toute l'histoire. Dans le même temps, une femme nommée « Stella Penn (...)

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