Affaire Vincent Lambert: il ne fallait pas reprendre les traitements, selon François Molins

Alexandre Boudet
Procureur auprès de la Cour de cassation, François Molins préconise de casser la décision de reprise des traitements de Vincent Lambert.

FIN DE VIE - Voilà qui va redonner espoir à la femme de Vincent Lambert. François Molins, nouveau procureur auprès de la Cour de cassation, préconise d’aller dans son sens en cassant la décision de reprise des traitements du quadragénaire hospitalisé à Reims dans un état végétatif profond.

Dans un avis écrit rendu public ce jeudi 20 juin et qu’il défendra lundi devant les magistrats de la plus haute instance judiciaire française, il explique que la cour d’appel de Paris qui a ordonné la reprise des traitements n’avait pas le droit de le faire. 

Le 20 mai, la cour d’appel avait donné raison aux parents du patient. Les juges avaient estimé qu’il fallait reprendre l’alimentation et de l’hydratation de Vincent Lambert, interrompues par les médecins le matin même, en attendant qu’un comité de l’Onu se prononce sur le fond du dossier. L’État mais aussi le CHU de Reims s’étaient pourvus en cassation. 

Un mois plus tard, François Molins considère que l’arrêt des traitements ne constitue pas une atteinte à la liberté individuelle au sens de la Constitution. En conséquence, la cour d’appel n’avait pas à se prononcer dessus. 

Si l’avis du procureur était suivi par la Cour de cassation, cela pourrait entraîner dans les heures suivantes un nouvel arrêt des traitements et donc le décès de Vincent Lambert. 

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