Affaire Tariq Ramadan: les plaignantes étaient sous emprise, selon un psychiatre

Après des semaines de retard dues au Covid-19, le psychiatre désigné en 2019 par les juges d'instruction pour analyser le dossier judiciaire de Tariq Ramadan a enfin rendu ses conclusions. Les plaignantes de l'islamologue suisse étaient en partie sous influence.

Les conclusions du docteur Daniel Zagury sont claires : si les plaignantes ont accepté d'avoir des relations sexuelles avec Tariq Ramadan, c'est en partie, parce qu'elles étaient sous son emprise. Cette emprise est caractérisée notamment par une idéalisation ou un assujettissement de ces femmes.

Cette expertise très attendue, tombe alors que le débat autour de la notion même d'emprise était au cœur du dossier judiciaire de l'islamologue, mis en examen pour les viols de quatre femmes en France. Des femmes qui ont parfois été mises en difficulté par la révélation d'échanges avec Tariq Ramadan jugés ambivalents par les enquêteurs.

Actes d’une extrême violence

Le psychiatre précise également que, même si l'emprise ne peut suffir à elle seule à expliquer les relations sexuelles, les principales plaignantes n'ont pas consenti aux actes d'une extrême violence qu'il leurs a fait subir.

De son côté, le nouvel avocat de Tariq Ramadan dénonce un manque d'objectivité du psychiatre, et l'islamologue suisse plaide désormais des relations de dominations rudes mais consenties.

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