Affaire Solère : les mensonges du parquet

C'est l'autre scandale politico-­financier qui jette le trouble sur les pratiques de la justice. Le ­député (LREM) Thierry Solère est la cible depuis quatre ans d'une enquête gigogne fondée sur de fausses accusations qu'il tente désespérément de réfuter. L'élu des Hauts-de-Seine, trasfuge des Républicains devenu une figure de la majorité macroniste, était poursuivi à l'origine pour fraude fiscale. L'enquête a été élargie à des soupçons de trafic d'influence en janvier 2017, en pleine affaire Fillon, alors qu'il était porte-parole du candidat de la droite. Puis ont surgi des accusations d'enrichissement personnel : des appartements achetés, selon le parquet de Nanterre, via de faux crédits immobiliers masquant des dons d'argent occultes.

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Immunité parlementaire bientôt retrouvée?

C'est sur ces bases que son immunité parlementaire a été levée en juillet 2018, ouvrant la voie à une garde à vue puis à sa mise en examen, en octobre 2019. Mais le député a récemment contre-­attaqué en présentant une demande de "rétractation" de la levée de son immunité. Dans un courrier daté du 7 avril (et révélé par le JDD du 14 juin), le député accusait le parquet, documents à l'appui, d'avoir "abusé la confiance de l'institution en mentant délibérément" et déplorait des "allégations gravissimes". Le bureau de l'Assemblée doit examiner sa demande lors d'une prochaine réunion, mais l'initiative de Solère su...


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