Affaire Sarah Halimi : « Il est souhaitable de légiférer sur l’irresponsabilité »

Propos recueillis par Nicolas Bastuck
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Dans une rue de Paris, collage à la mémoire de Sarah Halimi, tuée en 2017.
Dans une rue de Paris, collage à la mémoire de Sarah Halimi, tuée en 2017.

L'arrêt de la Cour de cassation du 14 avril confirmant l'irresponsabilité pénale du meurtrier de Sarah Halimi n'en finit plus de susciter indignation et incompréhension. Dans la nuit du 3 au 4 avril 2017, cette femme juive de 65 ans était rouée de coups à son domicile parisien puis défenestrée par Kobili Traoré, son voisin, alors âgé de 27 ans, aux cris de « Allah akbar » et « J'ai tué le Sheitan ». Le caractère antisémite du crime a été retenu par la chambre de l'instruction, mais l'arrêt de la plus haute juridiction française a confirmé la décision de la chambre de l'instruction qui, fin 2019, avait déclaré Kobili Traoré pénalement irresponsable de son crime sur la base de trois expertises selon lesquelles il était atteint au moment des faits d'une « bouffée délirante aiguë » sur fond de consommation de cannabis.

Un rassemblement est prévu dimanche 25 avril à Paris, sur le parvis des Droits de l'homme, place du Trocadéro, pour dénoncer ce que certains considèrent comme un déni de justice. Plusieurs personnalités ont été invitées à y participer. À la tête du syndicat Unité Magistrats-SNM-FO, Béatrice Brugère, qui fut juge d'instruction et avocate générale, doit s'y exprimer pour présenter les enjeux juridiques de cette affaire, à la suite de laquelle Emmanuel Macron a déclaré vouloir légiférer. Elle répond aux questions du Point.

Le Point : Que pensez-vous du projet du président visant à réformer la loi sur l'irresponsabilité pénale, après la décision de la [...] Lire la suite