Affaire Sarah Halimi : "Le procès doit être automatique si les stupéfiants ont été pris volontairement"

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Mercredi, la cour de cassation a confirmé que le tueur de Sarah Halimi n’était pas pénalement responsable de ses actes, car il était en proie à une "bouffée délirante" liée à sa consommation de cannabis. En réaction à l'affaire, plusieurs députés voudraient changer la loi. Entretien avec Eric Pauget, député LR et auteur d'une " proposition de loi rationalisant l’irresponsabilité pénale ".

Est-on pénalement responsable d’un acte commis sous l’influence d’une bouffée délirante causée par une prise de drogue, consommée en connaissance de cause ? Pour la cour de cassation, la réponse est non. Ce mercredi 14 avril, elle a définitivement reconnu Kobili Traoré pénalement irresponsable du meurtre de Sarah Halimi. Bien que le jeune homme ait reconnu les faits, plusieurs experts psychiatriques se sont divisés au sujet de sa capacité de discernement, alors qu’il se déchaînait contre Sarah Halimi, sa voisine, retraitée et juive, au cours de cette nuit d'avril 2017.En décembre 2019, la décision de la cour d'appel de Paris de conclure l'abolition du discernement de Kobili Traoré avait suscité beaucoup d’émotion, jusqu’au président de la République qui a lui-même parlé de " besoin de procès ". Certains députés et sénateurs, indignés par la décision, ont déposé des propositions de loi visant à distinguer le trouble psychique causé par une maladie et celui causé par la consommation de substances psychotropes.Pour démêler les enjeux de ces propositions de loi, Marianne a interrogé...

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