Affaire Sarah Halimi: Macron comprend "le besoin de procès"

Romain Herreros

POLITIQUE - Cela faisait partie des thèmes sur lesquels il était attendu en marge de son déplacement en Israël. Devant la communauté française à Jérusalem ce jeudi 23 janvier, Emmanuel Macron s’est exprimé sur l’affaire Sarah Halimi. Un dossier dans lequel la justice a déclaré l’auteur du meurtre pénalement irresponsable, provoquant un vif émoi au sein de la communauté juive. 

“De là où je vous parle, je ne peux vous parler avec le cœur”, a averti le chef de l’État, en rappelant à l’assistance qu’il était “le garant de l’indépendance de la justice” et, qu’à ce titre “le président de la République n’a pas à commenter une décision de justice ni à prétendre la remettre en cause”. Pour autant, Emmanuel Macron s’est tout de même exprimé sur le fond du dossier, indiquant notamment comprendre “le besoin de procès” pour les proches des victimes et la République.

Révélant avoir reçu de très nombreuses lettres réclamant la tenue d’un procès, le locataire de l’Élysée a assuré aux 500 personnes venues l’écouter avoir entendu “la colère” et les “attentes” exprimées après la décision de la Cour d’appel de Paris. Au point d’admettre, à demi-mots, qu’il en partageait les motifs.

“Même si à la fin le juge décidait que la responsabilité pénale n’est pas là, le besoin de procès est là”, a affirmé Emmanuel Macron, déclenchant les applaudissements de l’assistance. “Il faut que l’on comprenne ce qui s’est passé”, a-t-il ajouté, espérant “que tout ce qu’un procès comporte de réparation puisse se tenir”.  

Soulignant que le pourvoi en cassation, actuellement en cours, “constitue une voie possible” pour que Kobili Traoré soit finalement jugé, le chef de l’État a rappelé que “la justice française a reconnu le caractère antisémite de ce crime”. Une décision...

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