Affaire Sarah Halimi : "Il y a une instrumentalisation qui sert les desseins politiques de la majorité", affirme Danièle Obono

Danièle Obono, députée LFI de Paris, était, mardi 27 avril, l'invitée de "Votre instant politique" sur franceinfo canal 27. Après avoir évoqué la fête improvisée il y a quelques jours aux Buttes-Chaumont et la tribune signée par des généraux dans laquelle ils jugent de façon très critique l'action d'Emmanuel Macron, la porte-parole de La France insoumise est revenue sur le projet de loi annoncé par le gouvernement sur l'irresponsabilité pénale, consécutif à la décision de la Cour de cassation de ne pas juger le meurtrier de Sarah Halimi, une sexagénaire juive tuée en 2017 par un homme en proie à une "bouffée délirante" selon les experts psychiatriques. Danièle Obono a rejeté l'idée de changer la loi existante. "Pourquoi on la modifierait ? Pourquoi on remettrait en cause ce principe fondamental ? Je suis quand même atterrée d'entendre le gouvernement dire que c'est la prise de stupéfiants [par le meurtrier de Sarah Halimi] qui a conduit à l'irresponsabilité. Ils savent que ce n'est pas vrai", a lancé l'élue. "Dans cette affaire, il y a, pour partie, une forme d'instrumentalisation que je trouve assez indigne. C'est mis au service d'un discours sécuritaire. (...) La colère et l'émotion de la famille sont tout à fait compréhensibles, tout le monde les partage. Mais je crois qu'il y a une instrumentalisation qui sert le dessein politique de la majorité", a déclaré la parlementaire.