Affaire Rubiales: le président du Conseil supérieur des sports espagnol met la pression sur les grévistes

Affaire Rubiales: le président du Conseil supérieur des sports espagnol met la pression sur les grévistes

Le premier rassemblement des championnes du monde ne se passe pas comme prévu. Malgré les départs de Luis Rubiales et Jorge Vilda, une majorité des joueuses présentes en Océanie l'été dernier ont réaffirmé leur intention de ne pas rejouer en équipe nationale tant qu'il n'y aura pas de restructurations au sein de la Fédération.

Pourtant, la nouvelle sélectionneure Montse Tomé a décidé de convoquer 15 Mondialistes pour les rencontres de Ligue des nations contre la Suède (22/09) et la Suisse (26/09). Ces dernières ont d'ailleurs contesté leur convocation en dégainant un nouveau communiqué lundi soir, mais ont reçu un coup de pression du Conseil supérieur des sports (CSD).

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"La loi est la loi"

Son président Victor Francos a assuré que le Gourvernement appliquera la loi au cas où les joueuses convoquées en sélection par Montse Tomé décident de ne pas honorer leur convocation. "Si elles ne se présentent pas, le Gouvernement fera ce qu'il doit faire, c'est-à-dire appliquer la loi. À mon grand regret et à mon grand malheur. Mais la loi est la loi. Je reste persuadé qu'il peut y avoir une solution", a-t-il déclaré sur El Larguero, cité par As.

Le patron du CSD s'est également entretenu avec Pedro Rocha, le président intérimaire de la Fédération, qui lui a assuré "qu'ils étaient en train de négocier". "Il faut des changements structurels. Les personnes à la tête de la RFEF sont toujours les mêmes que celles qui étaient aux commandes lorsque ce qui se passait se passait. La Fédération a fait des promesses qui n'ont pas été tenues."

Que risquent les joueuses en cas de refus de venir en sélection ?

Selon l'article 22 de la Loi sur le sport, le refus de se rendre à une convocation de l'équipe nationale est considéré comme un acte très grave et prévoit des sanctions allant d'amendes de 3.000 à 30.000 euros, une éventuelle suspension de la licence pour une durée de deux à quinze ans et une interdiction d'accès aux stades pour une période ne dépassant pas cinq ans.

Victor Francos a également insisté sur le fait qu'il s'entretiendrait avec les capitaines de la sélection ce mardi. "Nous allons dire aux joueuses que l'engagement du Gouvernement est assorti de toutes les conséquences qui en découlent. Nous allons faire le nécessaire pour régulariser la situation avec la Fédération, mais nous leur demandons d'aller à ces matchs. Nous voulons qu'elles soient championnes olympiques. Ce n'est pas une question mineure, car ce sont les meilleures. Nous voulons qu'elles gagnent."

Article original publié sur RMC Sport