Affaire Quatennens: Corbière ne veut pas que LFI "vive au rythme de cette déchirure conjugale"

Le député LFI Alexis Corbière à l'Assemblée nationale, le 2 août 2022 - Alain JOCARD - AFP
Le député LFI Alexis Corbière à l'Assemblée nationale, le 2 août 2022 - Alain JOCARD - AFP

Faut-il que La France insoumise (LFI) entende Céline Quatennens? "Ce n'est pas mon opinion", répond Alexis Corbière sur LCI ce jeudi. Elle "n'est pas adhérente" à cette formation politique et n'a pas émis le souhait d'être entendue, souligne le député insoumis de Seine-Saint-Denis.

Cette dernière a dénoncé mercredi auprès de l'AFP des "colères", des "crises" et "des violences physiques et morales" de la part d'Adrien Quatennens depuis "plusieurs années", réfutant tout "contexte d'agressivité mutuelle". De nouvelles accusations que l'élu "dément absolument".

Le député LFI est en retrait depuis qu'il a reconnu avoir giflé son épouse en septembre. Il sera convoqué le 13 décembre prochain devant le tribunal judiciaire de Lille pour comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité.

Clémentine Autain a rapidement pris la parole pour réagir, se disant dans les colonnes du Figaro, favorable à ce que son groupe "d'une manière ou d'une autre, puisse entendre Céline Quatennens si elle l'accepte".

"Il ne s'est pas rien passé"

Alexis Corbière répond sur LCI qu'il ne "veut pas que son mouvement politique vive au rythme de cette déchirure conjugale". Il dénonce "le jeu médiatique" et appelle à "parler d'autre chose". "Il ne s'est pas rien passé", souligne ce proche de Jean-Luc Mélenchon.

Et d'insister: "Cet homme était coordinateur national de notre mouvement, il ne l’est plus. Cet homme était un des principaux porte-parole de notre mouvement, il ne l’est plus. Il ne siège dans aucune instance. Il ne vient pas à notre groupe, il ne prend pas la parole. Il est suspendu de tout ça".

Pour la suite, Alexis Corbière s'en remet à l'autorité judiciaire. "A ce stade, le seul écrin d'écoute - imparfait je le sais - c'est la justice qui dans le silence d'un bureau va écouter tout le monde", dit-il. "Si des gens considèrent qu'ils n'ont pas été suffisamment entendus, qu'ils y aillent".

En droite ligne du communiqué publié par LFI ce mercredi, Alexis Corbière indique "qu'à partir du calendrier judiciaire qui va évoluer, nous déciderons collectivement" du sort d'Adrien Quatennens. "Je n'appellerai pas à la démission d'un député car c'est aux électeurs de le faire", ajoute-t-il.

Article original publié sur BFMTV.com