Affaire Quatennens: le collectif Relève féministe proteste contre un éventuel retour du député

Affaire Quatennens: le collectif Relève féministe proteste contre un éventuel retour du député
Un collage féministe devant le siège de LFI, le 14 novembre 2022. - BFMTV
Un collage féministe devant le siège de LFI, le 14 novembre 2022. - BFMTV

"Prends tes cliques et ta claque. Pas d'agresseurs en politique". Dimanche soir, Relève féministe avait un message à faire passer à La France insoumise (LFI). Le collectif a collé devant le siège du parti plusieurs slogans très évocateurs comme "camarades accompagnons nos sœurs pas leurs agresseurs" ou "nos vies valent plus que vos carrières".

En cause: un éventuel retour d'Adrien Quatennens à l'Assemblée nationale. L'affaire est dans les tuyaux. Selon les informations de France Info, le député du Nord pourrait revenir au Palais Bourbon d'"'ici à la fin du mois".

"Fin de l'impunité"

Depuis qu'il a reconnu des violences conjugales envers son épouse le 18 septembre dernier, dont notamment une gifle, l'élu s'est mis en retrait de ses fonctions de coordinateur de LFI et ne siège plus à l'Assemblée nationale, même s'il continue de voter à distance.

Preuve que la situation pourrait évoluer, Adrien Quatennens a réagi à l'accident survenu à Lille samedi. Sa première prise de parole depuis qu'il est visé par une main courante déposée par son épouse.

Plusieurs insoumis réclament le retour de l'homme de 32 ans. En premier lieu, Jean-Luc Mélenchon. "Je pense qu'il doit revenir (à l'Assemblée)", avait lancé le leader de LFI le 9 octobre dernier. Même son de cloche chez Alexis Corbière sur BFMTV: "Pourquoi Adrien Quatennens ne reviendrait pas si la peine a eu lieu?", questionnait le député de Seine-Saint-Denis. Cependant, Relève féministe, crée à l'occasion de l'affaire Quatennens, ne veut pas d'un retour de l'élu.

"Nous exigeons la fin de l'impunité", a notamment écrit le collectif sur son compte Twitter.

L'affaire est sensible à LFI. Chose suffisamment rare pour être soulignée: certains insoumis avaient pris leurs distances avec Jean-Luc Mélenchon lorsque ce dernier avait salué dans un premier temps "la dignité" et le "courage" du député, sans un mot pour la victime dans un premier temps.

Interrogée dans l'émission Questions politiques sur France Inter, France Télévision, en partenariat avec Le Monde, Sandrine Rousseau a jugé "impossible" un retour immédiat d'Adrien Quatennens. La députée écologiste de Paris demande à l'insoumis de "prouver aux femmes, notamment aux femmes battues, que son retour en politique pourrait servir ce combat-là (celui de la lutte contre les violences faites aux femmes)".

Relève féministe compte en tout cas sur la finaliste de la primaire des écologiques pour l'aider dans sa lutte. "Sandrine reste avec nous", pouvait-on lire parmi les collages du collectif au siège de LFI.

Article original publié sur BFMTV.com