Affaire Puigdemont: "Les personnes impliquées doivent être jugées en Espagne" selon Sanchez

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Le Premier ministre espagnol Pedro Sanchez lors d'une conférence de presse en marge du sommet de l'OTAN, à Bruxelles, le 12 juillet 2018

Bruxelles (AFP) - Le dirigeant indépendantiste catalan Carles Puigdemont et toutes les personnes impliquées dans la tentative de sécession avortée en Catalogne à l'automne 2017 "doivent être jugés par les tribunaux espagnols", a affirmé jeudi le chef du gouvernement espagnol Pedro Sanchez.

M. Sanchez s'exprimait lors d'une conférence de presse au sommet de l'Otan à Bruxelles, peu après une décision de la justice allemande concernant M. Puigdemont. Ce dernier, retenu en Allemagne en raison d'une demande de remise espagnole, peut être extradé mais ne pourra y être jugé pour "rébellion" comme le voulait Madrid, a tranché jeudi un tribunal du Schleswig-Holstein (nord).

"Nous ne commentons pas les décisions de justice, nous les respectons (?) que ce soit en Espagne, en Belgique, en Allemagne ou ailleurs", a déclaré Pedro Sanchez devant des journalistes au siège de l'Alliance atlantique.

"Ce qui est important pour la justice espagnole, c'est que les personnes impliquées dans les événements qui se sont produits au cours du dernier semestre de 2017 doivent être jugées par les tribunaux espagnols", a-t-il ajouté.

Au total, 25 dirigeants séparatistes catalans sont inculpés pour leur rôle dans la tentative de sécession de l'Espagne du 27 octobre 2017, jour du vote par le parlement catalan d'une vaine déclaration unilatérale d'indépendance.

Parmi eux, treize sont accusés de rébellion. Neuf d'entre eux sont en détention provisoire et quatre se sont enfuis à l'étranger comme Carles Puigdemont, retenu en Allemagne depuis son arrestation fin mars au retour d'un déplacement en Finlande.

Mais jeudi un tribunal allemand du Schleswig-Holstein a jugé "recevable" la seule accusation de détournement de fonds publics concernant M. Puigdemont. Le parquet allemand a précisé qu'il allait dès lors décider "sous peu" de sa remise aux autorités espagnoles sur la base de ce seul motif.

L'ex-président de la Catalogne destitué par Madrid "reste libre" cependant dans l'intervalle, selon cette même juridiction.

Lors de son arrestation fin mars dans le Schleswig-Holstein Carles Puigdemont était, en voiture, en route pour la Belgique où il s'était installé fin octobre pour échapper à la justice de son pays.