Affaire PPDA: le viol dénoncé par Florence Porcel va finalement faire l'objet d'investigations

Le journaliste Patrick Poivre d'Arvor arrive aux funérailles de Philippe Gildas au cimetière du Père-Lachaise, à Paris, le 5 novembre 2018. - Geoffroy VAN DER HASSELT / AFP
Le journaliste Patrick Poivre d'Arvor arrive aux funérailles de Philippe Gildas au cimetière du Père-Lachaise, à Paris, le 5 novembre 2018. - Geoffroy VAN DER HASSELT / AFP

Sa plainte est à l'origine de l'affaire. Florence Porcel est la première femme à avoir porté des accusations contre Patrick Poivre d'Arvor devant la justice, en 2021. Et contrairement à ce qui avait été initialement annoncé, tous les faits qu'elle dénonce vont finalement faire l'objet d'investigations, a appris BFMTV de sources concordantes, confirmant des informations de l'AFP, Libération et France Inter.

L'écrivaine reproche deux actes à Patrick Poivre d'Arvor: elle dénonce un viol en 2004 dans son bureau de TF1 et une fellation imposée en 2009 dans les locaux de sa société de production. Des faits contestés par l'ancien présentateur, qui s'est défendu d'avoir eu des relations sexuelles avec Florence Porcel et a affirmé que la plaignante est "obsédée" par lui.

L'auteure avait déposé une première plainte devant le parquet de Nanterre, classée sans suite pour prescription, en juin 2021. Florence Porcel avait ensuite déposé une seconde plainte avec constitution de partie civile, entraînant automatiquement l'ouverture d'une information judiciaire avec nomination d'un juge.

La "sérialité" des faits

Alors que d'autres femmes se sont fait connaître de la justice pour dénoncer des faits similaires, le parquet avait rendu une "ordonnance de refus d'informer partiel": il considérait qu'il pouvait enquêter sur l'accusation de fellation forcée en 2009, mais pas sur le viol de 2004, jugé trop ancien.

Refusant de se résoudre à une telle décision, l'écrivaine a fait appel. En juin, la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Versailles a finalement rendu un arrêt contredisant le juge d'instruction. Elle estime qu'il peut enquêter sur la fellation forcée de 2009 mais aussi sur le viol de 2004, en dépit du fait que ceux-ci apparaissent prescrits.

Pour effectuer un tel revirement, la chambre de l'instruction s'est appuyée sur la possible "sérialité" des faits reprochés à Patrick Poivre d'Arvor. Concrètement, "si des faits apparemment prescrit s'inscrivent dans un lien précis avec d'autres faits non prescrits, la justice peut quand même enquêter", explique France inter.

De son côté, l'ancien présentateur a porté plainte en "dénonciation calomnieuse" contre 16 femmes qui l'accusent. Celle-ci ne sera examinée qu'une fois les enquêtes initiales terminées.

Article original publié sur BFMTV.com