Affaire Pilarski : l'avocat de son compagnon va demander de nouvelles analyses

Justine Chevalier
·3 min de lecture

Une expertise judiciaire a établi que seul l'ADN de Curtis, le chien de Christophe Ellul, était présent sur le corps et les vêtements d'Elisa Pilarki. Excluant l'hypothèse d'une bagarre entre chiens.

Christophe Ellul ne croit pas à la seule responsabilité de son chien Curtis dans la mort de sa compagne Elisa Pilarski, dont le corps a été retrouvé sans vie dans la forêt de Retz, dans l'Aisne, en novembre 2019. Son avocat va faire une demande de contre-expertise, a appris BFMTV confirmant des informations du Parisien, dénonçant la "condamnation" des experts.

"Ces demandes vont être très motivées, promet Me Alexandre Novion. Beaucoup d'éléments justifient cette demande de contre-expertise."

Curtis mis en cause par deux expertises

Ces derniers jours, deux rapports d'expertise ont été remis au juge d'instruction en charge de cette enquête qui vise à déterminer quels chiens sont responsables de la mort d'Elisa Pilarski. Le premier porte sur l'analyse des traces de mâchoires retrouvées sur le corps de la jeune femme enceinte au moment du drame. Les experts concluent que seule la mâchoire de Curtis, un American Pitbull Terrier, correspond aux morsures.

Ils estiment d'ailleurs, que l'animal est obsédé par l'idée de mordre, ce qui résulterait d'un dressage, au mordant, mal géré par son propriétaire, Christophe Ellul. Un chien qui aurait pu être excité par la présence des chiens de la chasse à courre. "Il est constant qu’aucune trace de morsure n’a été relevée que ce soit sur les chiens de chasse ou sur le chien Curtis, ce qui permet d’exclure un conflit direct entre la meute et ce dernier", indiquait mardi le procureur de Soissons.

"Très violent" pour le compagnon de la victime

Mardi, d'autres éléments sont venus accabler Curtis, excluant l'hypothèse d'une bagarre avec des chiens de la meute de chasse à courre organisée le jour du drame dans la forêt de Retz. Seul l'ADN du chien du compagnon de la jeune femme a été retrouvé sur le corps et les vêtements de la victime. Du sang d'Elisa Pilarski a également été retrouvé sur la babine et l'oeil droit de Curtis, tout comme sur sa muselière et son harnais. Aucun autre ADN de chien n'a d'ailleurs été prélevé sur la muselière de Curtis.

Le corps d'Elisa Pilarski a été découvert, en partie dénudé, par son compagnon à qui elle avait téléphoné quelques minutes auparavant, visiblement paniquée car entourée de plusieurs chiens alors qu'elle promenait Curtis en forêt. "C'est très violent pour lui, insiste Me Alexandre Norion. Il y a cette idée qu'il aurait menti dès le départ sur ce qui est arrivé à la mère de son enfant. On en fait le coupable idéal."

L'autopsie a elle conclu à une mort consécutive à une hémorragie. "Cela suggère l'action d'un ou plus probablement de plusieurs chiens" indiquait alors le procureur de la République "sans qu'il soit possible de dénombrer les animaux en raison de nombreuses morsures infligées dans une même zone".

Article original publié sur BFMTV.com

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