Affaire Pegasus : le Maroc et la Hongrie nient en bloc

·1 min de lecture
La haute-commissaire aux Droits de l'homme de l'ONU a réclamé lundi une meilleure « réglementation » du transfert et des technologies de surveillance, à l'instar de Pegasus utilisé pour espionner journalistes et défenseurs des droits.
La haute-commissaire aux Droits de l'homme de l'ONU a réclamé lundi une meilleure « réglementation » du transfert et des technologies de surveillance, à l'instar de Pegasus utilisé pour espionner journalistes et défenseurs des droits.

Des organisations de défense des droits humains, des médias, l?Union européenne et des gouvernements s?indignaient lundi 19 juillet 2021 des révélations sur l?espionnage à l?échelle mondiale de militants et de journalistes au moyen du logiciel Pegasus, conçu par l?entreprise israélienne NSO Group. Introduit dans un smartphone, ce logiciel permet d?en récupérer les messages, photos, contacts et même d?écouter les appels de son propriétaire. L?enquête qui renforce les soupçons pesant de longue date sur cette société, publiée dimanche par un consortium de 17 médias internationaux, se fonde sur une liste obtenue par le réseau basé en France Forbidden Stories (« Histoires interdites ») et l?ONG Amnesty International, comptant selon eux 50 000 numéros de téléphone sélectionnés par les clients de NSO depuis 2016 pour une surveillance potentielle.

La liste comprend les numéros d?au moins 180 journalistes, 600 hommes et femmes politiques, 85 militants des droits humains ou encore 65 chefs d?entreprise, d?après l?analyse du consortium ? comprenant les quotidiens français Le Monde, britannique The Guardian et américain The Washington Post ? qui en a localisé beaucoup au Maroc, en Arabie saoudite ou au Mexique. « Nous ne parlons pas ici juste de quelques États voyous, mais d?une utilisation massive d?un logiciel espion par au moins une vingtaine de pays », a expliqué lundi la secrétaire générale d?Amnesty, Agnès Callamard, à la BBC radio. « Il s?agit d?une attaque maje [...] Lire la suite

Notre objectif est de créer un endroit sûr et engageant pour que les utilisateurs communiquent entre eux en fonction de leurs centres d’intérêt et de leurs passions. Afin d'améliorer l’expérience dans notre communauté, nous suspendons temporairement les commentaires d'articles