Affaire Péchier : l'anesthésiste se défend dans le JDD

À l'évocation des 24 empoisonnements - dont neuf mortels - pour lesquels le docteur ­Frédéric ­Péchier a été mis en examen, une de ses ex-collègues a confié aux enquêteurs avoir "froid dans le dos". L'affaire de "l'anesthésiste de Besançon" convoque la grande peur de toute personne opérée : ne jamais se réveiller. Si, dans ce ­dossier, l'accusation assure disposer de charges solides à l'encontre du praticien de 47 ans, lui ne cesse de clamer son innocence. "Rien ne permet de m'incriminer", dit-il dans un entretien exclusif au Journal du dimanche.

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Tout a commencé il y a près de trois ans. En janvier 2017, l'agence régionale de santé (ARS) de ­Bourgogne-Franche-Comté et la clinique Saint-­Vincent de ­Besançon (Doubs) signalent au parquet deux accidents opératoires, des "événements indésirables graves" (EIG), comme les appellent les blouses blanches. Certes, tout acte médical comporte des risques et toutes les erreurs hospitalières n'atterrissent pas ­devant les tribunaux ; mais là, le doute naît légitimement.

Il est accusé d'être un "pompier-pyromane"

Le 11 janvier 2017, le cœur de ­Sandra ­Simard, une jeune femme de 37 ans, s'arrête sur la table d'opération. Elle s'en sort après cinq jours de coma. ­L'analyse d'une des poches de ­réhydratation révèle un taux mortel de potassium. Quelqu'un l'aurait-il polluée en y introduisant, à l'aide d'une seringue, cette substa...


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