Affaire Navalny : pourquoi Yves Rocher se retrouve au cœur de la polémique

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Alexeï Navalny purge depuis mardi soir en Russie une peine de prison de trois ans et demi pour violation d'un contrôle judiciaire. Si l'opposant en est là aujourd'hui, c'est parce que la filiale russe d'Yves Rocher les a fait condamner lui et son frère en 2014 dans une affaire d'escroquerie.

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"Un acte de complaisance pour nourrir un coup monté judiciaire"

À l'époque, les deux frères étaient à la tête d'une entreprise de transport et de logistique appelée Glavpodpiska et collaboraient sans encombre depuis quatre ans avec la société de cosmétiques. Mais les choses se sont compliquées au moment où Alexeï Navalny a entamé ses démarches contre la corruption en Russie. Surveillé de près par les autorités du pays, il a été visé à ce moment-là par une plainte de la filiale russe d'Yves Rocher pour escroquerie et surfacturation de 370.000 euros.

Pour William Bourdon, l'avocat français de l'opposant russe, il s'agit d'une dénonciation calomnieuse bien opportune. "Bruno Leproux, alors directeur d'Yves Rocher Vostok, gribouille une lettre de dénonciation extrêmement succincte après avoir reçu la visite du comité national d'enquête criminelle. On ne peut donc pas ignorer que c'est forcément un acte de complaisance, pour nourrir un coup monté judiciaire et pour criminaliser Navalny, qui a déjà été criminalisé artificiellement à plusieurs reprises. Et en contrepartie on comprend qu'il y a eu résolution d'un certain no...


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