Affaire Navalny : Moscou prend des mesures contre des dirigeants européens

Source AFP
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Moscou a annoncé sanctionner des responsables européens, en représailles à des mesures adoptées en octobre par l'UE après l'empoisonnement présumé du principal opposant du pays, Alexeï Navalny (photo d'illustration).
Moscou a annoncé sanctionner des responsables européens, en représailles à des mesures adoptées en octobre par l'UE après l'empoisonnement présumé du principal opposant du pays, Alexeï Navalny (photo d'illustration).

La Russie réplique. Mardi 22 décembre, Moscou a annoncé sanctionner des responsables européens, en représailles à des mesures adoptées en octobre par l'UE après l'empoisonnement présumé d'Alexeï Navalny. Cette annonce russe intervient au lendemain de la diffusion d'une conversation téléphonique dans laquelle le principal opposant dans le pays affirme avoir piégé un agent des services spéciaux russes (FSB) pour lui faire admettre l'empoisonnement.

La diplomatie russe a indiqué « avoir élargi la liste des représentants de pays membres de l'UE interdits d'entrer sur le territoire de la Fédération de Russie ». Elle n'a pas publié les noms. Le ministère des Affaires étrangères a expliqué juger « inacceptables » les sanctions européennes visant six personnalités russes, dont Alexandre Bortnikov, le chef du FSB, « sous prétexte de leur prétendue participation à l'incident impliquant le citoyen Navalny ».

Le représentant de l'ambassade française visé

Ces contre-sanctions ont été annoncées aux représentants des ambassades de France, d'Allemagne et de Suède, convoqués au ministère pour l'occasion. Il s'agit des trois pays dont des laboratoires ont identifié une substance neurotoxique de type Novitchok dans l'organisme de l'opposant, alors hospitalisé en Allemagne. Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, avait prévenu mi-novembre que les contre-sanctions viseraient en « priorité des cadres dirigeants des appareils de l'Allemagne et de la France ».

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