Affaire Narumi: le renvoi du Chilien Nicolas Zepeda devant les assises confirmé

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Nicolas Zepeda, soupçonné du meurtre de son ancienne petite amie japonaise en 2016 à Besançon, assiste à une audience concernant son extradition, le 5 mars 2020 à Santiago (photo d'illustration) - Claudio REYES © 2019 AFP
Nicolas Zepeda, soupçonné du meurtre de son ancienne petite amie japonaise en 2016 à Besançon, assiste à une audience concernant son extradition, le 5 mars 2020 à Santiago (photo d'illustration) - Claudio REYES © 2019 AFP

La cour d'appel de Besançon a confirmé ce mercredi le renvoi devant les assises du Chilien Nicolas Zepeda, soupçonné d'avoir assassiné en 2016 à Besançon Narumi Kurosaki, une étudiante japonaise de 21 ans dont le corps n'a jamais été retrouvé.
La chambre de l'instruction de la cour d'appel de Besançon a confirmé la mise en accusation devant le cour d'assises du Doubs du Chilien de 29 ans pour assassinat, a indiqué à l'AFP une source judiciaire. Le procès, initialement envisagé fin 2021, pourrait être repoussé à 2022 en raison de cette requête. Nicolas Zepeda, qui a toujours clamé son innocence dans la disparition de son ex-petite amie, avait contesté début avril lors d'une audience à huis clos devant la juridiction, sa mise en accusation, estimant celle-ci "injustifiée".

Le suspect encourt la réclusion criminelle à perpétuité

En janvier, le procureur de la République de Besançon, Etienne Manteaux, avait demandé le renvoi du suspect devant la cour d'assises du Doubs en s'appuyant sur "énormément de données techniques" (téléphonie, géolocalisation du véhicule de location du suspect, achats par carte bancaire...) et sur "des témoignages de proches" du suspect venant mettre en défaut sa version.

Nicolas Zepeda encourt la réclusion criminelle à perpétuité à l'issue d'un procès qui doit se tenir dans un délai d'un an après le renvoi définitif devant la cour d'assises.

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Issue d'une famille japonaise modeste, Narumi Kurosaki a disparu en décembre 2016, alors qu'elle faisait une année d'études à Besançon. Nicolas Zepeda, son ancien petit ami qu'elle avait rencontré en 2014 au Japon, a reconnu avoir passé une partie de la nuit du 4 au 5 décembre 2016 avec elle dans la chambre du campus de Besançon où elle résidait, mais affirme l'avoir quittée en parfaite santé. Cette nuit-là, plusieurs étudiants avaient entendu "des hurlements de terreur, des cris" mais personne n'avait prévenu la police. Malgré d'importantes recherches, son corps n'a jamais été retrouvé.

Article original publié sur BFMTV.com