Affaire Mila: cinq gardés à vue convoqués le 3 juin prochain devant le tribunal correctionnel

Alexandra Gonzalez et Hugo Septier
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Mila - Image d'illustration  - BFMTV
Mila - Image d'illustration - BFMTV

L'affaire Mila connaît une nouvelle avancée. Ce jeudi, BFMTV a appris de source judiciaire que les cinq gardés à vue dans ce dossier ont été déférés dans la journée devant un magistrat du pôle national de lutte contre la haine en ligne.

Ces derniers seront convoqués devant le tribunal correctionnel de Paris le 3 juin prochain pour être jugés de "harcèlement en ligne", et pour deux d’entre eux de "menaces de mort." Dans l'attente de leur comparution, tous sont placés sous contrôle judiciaire.

Ces cinq personnes, âgées de 18 à 29 ans, ont été interpellées dans différentes régions de France et placées en garde à vue pour ces mêmes faits dans le cadre des investigations menées après la publication en novembre par Mila d'une nouvelle vidéo polémique sur l'islam, a annoncé le parquet de Paris à l'AFP.

Mea culpa

Parmi les mis en cause figurent des "étudiants", "pas politisés", dont certains disent "n'avoir pas conscience de la gravité de leurs propos et de leurs messages", avait dit à l'AFP une source proche du dossier le jour des interpellations.

Plus tôt dans la journée, BFMTV avait pu consulter le procès-verbal d'audition d'une des prévenus, gardée à vue à Metz. Cette jeune fille, soupçonnée d'avoir envoyé un message privé à Mila, via les réseaux sociaux, dans lequel elle la menace de mort, est âgée de 18 ans. Investie dans une association d'aide scolaire et sans aucun antécédent judiciaire, elle est de confession musulmane et se décrit comme très croyante.

Si elle reconnaît les menaces de mort qu'elle lui a envoyées, la jeune fille dément avoir harcelé Mila, expliquant ne lui avoir écrit qu'une fois et en privé. Mais devant les policiers qui l'ont entendue, elle a dit regretter et s'excuser, selon nos informations.

"Je ne m'en serais jamais prise physiquement à Mila. J'ai écrit ces menaces sous le coup de la colère. C'est un cri du cœur inapproprié que j'ai eu. Jamais je ne l'aurais touchée. Je ne suis pas fière de moi. Je regrette mes propos et je fais mes excuses à Mila", s'est notamment défendue la jeune fille.

Deux personnes ont déjà été condamnées l'an dernier à des peines de prison pour des menaces de mort envers la jeune fille. D'autres sont mises en examen dans l'enquête sur les menaces de mort datant de janvier 2020 et la diffusion de ses coordonnées.

Article original publié sur BFMTV.com