Affaire Mia: pourquoi les quatre suspects étaient déjà visés par une enquête de la DGSI

Cécile Ollivier avec Ambre Lepoivre
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Le logo de la Direction Générale de la Sécurité Intérieure, DGSI, à Levallois-Perret, le 13 juillet 2018 (photo d'illustration) - Gerard Julien / AFP
Le logo de la Direction Générale de la Sécurité Intérieure, DGSI, à Levallois-Perret, le 13 juillet 2018 (photo d'illustration) - Gerard Julien / AFP

Les quatre hommes placés en garde à vue pour l'enlèvement de Mia étaient déjà dans le viseur des autorités judiciaires. Proches des milieux complotistes et anti-système, ils font par ailleurs l'objet d'une enquête préliminaire menée par le parquet national antiterroriste (PNAT) pour association de malfaiteurs terroriste.

Selon les informations de BFMTV, les enquêteurs ont découvert des échanges dans lesquels ils évoquent des projets violents, comme des attaques à l'explosif contre des centres de vaccination. Des "éléments susceptibles d'entrer dans la composition d'explosifs" ont d'ailleurs été saisis au domicile de l'un des suspects lors d'une perquisition dans le cadre de l'enquête concernant l'enlèvement de Mia, a précisé le procureur de la République d'Epinal ce vendredi.

La DGSI alertée d'un projet d'enlèvement fin mars

Toujours selon nos informations, ils envisageait également d'autres enlèvements d'enfants pris en charge par les services sociaux car, d'après eux, ces institutions sont dangereuses. Ils évoquent même l'existence d'un réseau pédophile alimenté par les services de l'aide sociale à l'enfance pour des élites prétendument "pédosatanistes", rejoignant ainsi les théories du QAnon, cette mouvance conspirationniste d'extrême droite venue tout droit des États-Unis.

La Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) soupçonnait ce groupement complotiste de projeter un enlèvement d'enfant à Epinal et avait obtenu l'information selon laquelle ce rapt devait se dérouler entre le 12 et le 16 avril. Toutefois, une nébuleuse demeurait autour de ces éléments, la DGSI ne disposant pas du nom de l'enfant visé. D'autant que ce plan était évoqué parmi d'autres.

Article original publié sur BFMTV.com