Affaire McKinsey : la majorité n’a qu’un mot pour évoquer l’affaire

POLITIQUE - « Laissons la justice faire son travail. » Comme vous pouvez le voir dans la vidéo en tête d’article, ministres et députés Renaissance se montrent prudents après l’ouverture de deux informations judiciaires sur le rôle des cabinets de conseil dans les campagnes de 2017 et 2022.

« La justice doit pouvoir enquêter, » a commenté sur Europe 1 le député Renaissance Sylvain Maillard. « Je suis très claire. Je défends l’État de droit, a de son côté déclaré la députée Prisca Thévenot. Laissons la procédure se faire. Et on pourra après échanger à nouveau quand les conclusions seront apportées. »

Interrogé sur le sujet, le ministre de la Transition écologique Christophe Béchu a souligné que cette annonce était une bonne nouvelle pour la démocratie : « Cette enquête, elle démontre qu’il y a une indépendance de la justice dans notre pays et la volonté d’aller vérifier si les allégations correspondent ou pas », avant d’ajouter que l’ouverture d’une enquête n’était « pas un événement en soi. »

En déplacement à Dijon ce vendredi, le président de la République a réagi pour la première fois à cette annonce, avec ce même leitmotiv. « C’est normal que la justice fasse son travail, elle le fait librement, elle va faire justement la lumière sur ce sujet », a-t-il indiqué. « Je ne crains rien et (...) je crois que le cœur de l’enquête n’est pas votre serviteur », a-t-il ajouté.

Une affaire déjà commentée en mars dernier

C’est déjà à Dijon que le président candidat avait tenté d’évacuer les premiers soupçons, fin mars, balayant les « bêtises » relayées, selon lui, par ses adversaires. Quand on veut aller très vite et très fort sur une politique, il faut parfois avoir recours à des prestataires à l’État », avait-il insisté.

Il s’agissait de justifier le recours intensif par l’exécutif à ces cabinets privés, épinglé dans un rapport sénatorial qui avait fait l’effet d’une petite bombe pendant la campagne. L’opposition avait réclamé immédiatement une enquête sur l’éventuel favoritisme dont la puissante société américaine McKinsey aurait bénéficié de la part de la majorité macroniste. « On a l’impression qu’il y a des combines, c’est faux. S’il y a des preuves de manipulation, que ça aille au pénal », s’était aussi agacé Emmanuel Macron.

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