Affaire Matzneff: quand des intellectuels défendaient la pédophilie

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Affaire Matzneff: quand des intellectuels défendaient la pédophilie

Le réveil d'une partie de la sphère intellectuelle ayant tenu le pavé en France de la fin des années soixante aux années 90, voire au-delà, est ces jours-ci particulièrement douloureux. Le Consentement de Vanessa Springora vient d'investir ce jeudi les rayonnages des libraires, après une dizaine de jours de controverse.

Si l'ouvrage rapporte la relation de celle-ci, âgée de 13 à 15 ans, avec l'écrivain Gabriel Matzneff, alors quinquagénaire, dans les années 1980, il résonne comme une charge contre l'aveuglement d'une époque où certains maquillaient la pédophilie en cause progressiste et quasi-révolutionnaire via des tribunes ou des propos badins et des discussions de salon. 

Cas particulier, pas isolé 

Dans un entretien accordé au Parisien à l'occasion de la publication de son livre, Vanessa Springora a ainsi déclaré:

"Ce n'était pourtant pas très difficile de savoir qui était Matzneff à l'époque. Je l'ai rencontré en 1986. On le connaissait. Il y a eu un dysfonctionnement de toutes les institutions: scolaire, policière, hospitalière… C'est ça qui est sidérant face à un militant de la cause pédophile qui a publié des textes en ce sens et qui s'en glorifie."

Gabriel Matzneff était certes un cas particulier, mais il n'était pas un cas isolé. A la même époque, un intellectuel comme René Schérer poussait aussi, à découvert, en ce sens. Tandis qu'un écrivain comme Tony Duvert creusait ce même sillon. Mais Gabriel...

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