Affaire libyenne: pour Sarkozy, "la vérité éclate enfin" après le volte-face de Takieddine

Jeanne Bulant
·2 min de lecture
Nicolas Sarkozy. - AFP - Bertrand Guay
Nicolas Sarkozy. - AFP - Bertrand Guay

"La vérité éclate enfin", a réagi Nicolas Sarkozy ce mercredi soir, quelques minutes après le volte-face de Ziad Takieddine à propos de ses accusations au sujet du financement libyen de la campagne électorale de 2007. L'ancien président, mis en examen pour "association de malfaiteurs", ajoute avoir demandé à son avocat Thierry Herzog "de déposer une requête et d'engager une procèdure pour dénonciation calomnieuse" contre l'homme d'affaire libyen.

"Depuis sept ans et demi, l’instruction n’a pas découvert la moindre preuve d’un quelconque financement illicite", écrit ce mercredi soir l'ancien chef de l'État dans une publication Facebook.

"Jamais il ne m'a remis d'argent"

Dans une vidéo, Ziad Takieddine affirme désormais auprès de Paris Match et de BFMTV que ses précédentes accusations à l'encontre de Nicolas Sarkozy lui avaient été dictées pas un juge d'instruction, et innocente ainsi l'ancien chef de l'État.

"L’information judiciaire ouverte sur les seules déclarations mensongères de Ziad Takieddinne se trouve aujourd’hui dans une impasse complète. Le principal accusateur reconnaît ses mensonges. Jamais il ne m’a remis d’argent, jamais il n’y a eu de financement illégal de ma campagne de 2007", ajoute-t-il, précisant: "J’ai toujours dit que la vérité finirait par triompher. Elle est en chemin".

"Je n’ai jamais trahi la confiance des Français. Je veux qu’ils soient juges des infamies qui m’ont été infligées depuis plus de huit ans", assure ensuite Nicolas Sarkozy sur le réseau social.

L'ancien président a été mis en examen le 16 octobre dernier pour "association de malfaiteurs", soupçonné d'avoir financé la campagne présidentielle de 2007 via des financements du régime libyen de Mouammar Kadhafi. Ziad Takieddine, lui, avait assuré à plusieurs reprises avoir servi d’intermédiaire au financement libyen de la campagne électorale de 2007 de Nicolas Sarkozy. Jusqu'à aujourd'hui, il accusait directement l’ancien président d’avoir profité des liquidités de Mouammar Kadhafi. Un dossier qui est toujours en cours d’instruction, dans lequel Nicolas Sarkozy a toujours vigoureusement nié l’intégralité des faits qui lui sont reprochés.

Article original publié sur BFMTV.com