Affaire des kits de campagne du FN: l'État réclame plus de 11 millions d'euros au parti

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Affaire des kits de campagne du FN: l'État réclame plus de 11 millions d'euros au parti

Unique partie civile au procès du Front national (FN) à Paris, l'État a réclamé mercredi 11 millions d'euros de dommages et intérêts au parti frontiste dans l'affaire des kits de campagne électorale remboursés par les deniers publics.
    
"Surfacturations, "prêts fictifs", micro-parti "coquille vide" cachant une "apparence d'activité bancaire": l'avocat de l'État, Me Bernard Grelon, a égrené les "manœuvres" du FN, devenu Rassemblement national en 2018, pour "détourner les règles électorales" et obtenir un remboursement indu des dépenses de campagne de ses candidats, principalement lors des législatives de 2012.

Soupçons d'enrichissement frauduleux

Pour ses finances déjà fragiles, le parti d'extrême-droite a plus à craindre de ces dommages et intérêts que de l'amende dont le montant maximum, en cas de condamnation, ne dépasserait pas quelques centaines de milliers d'euros.
    
Le parti comparaît depuis le 6 novembre devant le tribunal correctionnel de Paris, pour "complicité d'escroqueries et de tentatives d'escroqueries" et "recel d'abus de biens sociaux".

L'audience se poursuit mercredi après-midi avec les réquisitions du parquet sur la répartition des responsabilités et les éventuelles peines que méritent chacun des protagonistes jugés, selon les cas, pour escroquerie, abus de biens sociaux et de confiance, recels ou blanchiment.

Outre le parti frontiste, deux autres personnes morales - la société de communication Riwal et...

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