Affaire Khashoggi : s'en prendre au prince héritier est "une ligne rouge", prévient l'Arabie saoudite

franceinfo avec AFP
En déplacement aux Etats-Unis, le ministre saoudien des Affaires étrangères a mis en garde les parlementaires américains qui jugent le prince héritier responsable de l'assassinat de Jamal Khashoggi.

Un avertissement clair. Le prince héritier d'Arabie saoudite, Mohammed Ben Salmane, "n'est pas impliqué dans le meurtre" du journaliste Jamal Khashoggi et s'en prendre à lui "est une ligne rouge", a prévenu vendredi 8 février à Washington le ministre d'Etat saoudien aux Affaires étrangères Adel Al-Jubeir.

"Que quiconque puisse penser qu'il peut dicter ce que nous devons faire, ce que nos dirigeants doivent faire, est ridicule", a-t-il dit devant la presse, alors que de nombreux membres du Congrès américains jugent le prince "responsable" de l'assassinat du journaliste saoudien et appellent à des sanctions.

Des parlementaires réclament plus de sanctions

"C'est comme si nous, nous disions à un autre pays 'nous voulons que vous changiez votre Premier ministre, nous voulons que vous limitiez les pouvoirs de votre président'. C'est grotesque", a encore protesté le ministre saoudien, qui a rencontré le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo jeudi. Le président des Etats-Unis, Donald Trump, a théoriquement jusqu'à ce vendredi pour dire, à la demande du Congrès américain, si le prince héritier saoudien est responsable de l'assassinat et, le cas échéant, prendre des sanctions à son encontre. Mais son administration, attachée à préserver la relation avec Ryad, semble vouloir ignorer cette échéance légale, au motif qu'elle a déjà sanctionné 17 responsables saoudiens moins haut placés.

Alors que le Sénat juge unanimement que Mohammed Ben Salmane est (...)

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