Affaire Karachi : Edouard Balladur dénonce un dossier bâti sur des "rumeurs"

·1 min de lecture

"Rien ne m'aura été épargné". Jugé à Paris pour des soupçons de financement occulte de sa campagne présidentielle de 1995, Edouard Balladur a longuement dénoncé mercredi un dossier bâti sur des "rumeurs" et des accusations "mensongères".

La veille, à la fin du long résumé de la tentaculaire "affaire Karachi" par la Cour de justice de la République, l'ancien Premier ministre avait prévenu : "J'aurai beaucoup de choses à dire". 

"Il n'est jamais question que de rumeurs"

A la reprise de l'audience mercredi après-midi, il prend la parole pour nier toute responsabilité dans un système de rétrocommissions illégales liées à d'importants contrats d'armement avec l'Arabie saoudite et le Pakistan.       

Dans cette affaire, mise au jour en marge de l'enquête sur l'attentat de Karachi en 2002, "il n'est jamais question que de rumeurs", affirme calmement Edouard Balladur, costume sombre et cravate pourpre.

L'ancien locataire de Matignon, 91 ans, s'était lentement avancé vers le centre de la salle d'audience, où il comparaît au côté de son ancien ministre de la Défense François Léotard, 78 ans. Selon l'accusation, Balladur a été, avec la complicité de ce dernier, "le grand architecte" de ce système de financement occulte qui aurait servi à alimenter en partie ses comptes de campagne et a abouti en juin à des condamnations de leurs proches dans le volet non-ministériel du dossier.

Il dénonce des "approximations"

Plutôt que sur "des preuves", balaie-t-il, "ce dossier est fondé sur des approxima...


Lire la suite sur Europe1