Affaire Jubillar : le couple était presque parfait

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Il voulait passer pour le mari idéal. C’est surtout le suspect idéal qu’ont immédiatement vu en lui les services de gendarmerie. L’enquête a méthodiquement examiné toutes les pistes pour se resserrer sur celle de l’artisan plâtrier. Six mois après la disparition, en pleine nuit, de sa femme Delphine, Cédric Jubillar a été mis en examen pour « meurtre aggravé ». Cette mise en cause repose selon le procureur sur « des indices graves et concordants »... à défaut de preuves.

« Il souriait », répond sans commentaire le colonel Philippe Coué lorsqu’on l’interroge sur l’attitude de Cédric Jubillar au moment de son arrestation, le 16 juin, par les gendarmes de la section de recherches de Toulouse. Six mois, jour pour jour, après la disparition de sa femme Delphine, l’homme de 33 ans était placé pendant quarante-huit heures en garde à vue, avant d’être mis en examen pour « homicide volontaire sur conjoint » et incarcéré. Pourquoi Cédric Jubillar souriait-il pendant cet épisode qui mettait un épilogue – provisoire – à plusieurs mois d’enquête silencieuse et de surveillance discrète du principal suspect ? Pour la cellule de dix gendarmes affectés exclusivement à la disparition mystérieuse de l’infirmière, mère de deux enfants, l’implication du mari est, dès le début, la piste privilégiée.

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« Forcément », pointent ses détracteurs : le mari est toujours le suspect numéro un ! Pourtant, les statistiques sont implacables : en 2019, sur 173 crimes conjugaux, il y a eu 146 féminicides. Même si, en 2020, on constatait une baisse générale des homicides conjugaux (106), 90 femmes sont tout de même mortes sous les coups de leurs conjoints. Néanmoins, on ne met pas en examen quelqu’un sur la foi d’une statistique. Pour cette raison, la cellule d’investigation a œuvré avec la plus grande prudence. D’autant que les jours et les semaines s’écoulant, on ne retrouve aucune trace de Delphine. Deux juges d’instruction, Audrey Assemat et Coralyne Chartier, sont nommées sur cette affaire, requalifiée de « disparition inquiétante » en « enlèvement et séquestration ». Habilement, les juges acceptent que le mari,(...)


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