Affaire Halimi : "L'opacité de la justice l'empêche d'être comprise par le grand public", analyse le magistrat Denis Salas

franceinfo
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Plus de 25 000 personnes ont manifesté partout en France hier pour faire part de leur émotion et pour demander justice pour Sarah Halimi, cette femme de confession juive tuée en 2017 par un de ses voisins. Son meurtrier a été jugé pénalement irresponsable par la Cour de cassation. Il n'y aura donc pas de procès. "L'opacité de la justice l'empêche d'être comprise par le grand public", constate lundi 26 avril sur franceinfo, Denis Salas, magistrat et auteur notamment de La foule innocente, paru en 2018.

Le mode de production de la vérité ne peut pas être validé par un microcosme d'experts

Denis Salas

magistrat

Denis Salas déplore le manque de clarté des conclusions de la Cour de cassation, d'autant qu'elle "a souligné la dimension antisémite de l'acte, mais pour n'en tirer aucune conclusion. L'intention antisémite signifie une part de responsabilité. Or dans le résultat qui est donné, cette dimension n'apparaît pas, n'est pas compréhensible". Pour le président de l'Association française pour l’histoire de la justice (AFHJ), "le manque de débat se fait sentir. Si on avait déplié les pathologies [du meurtrier, NDLR] devant une cour d'assises, pendant le temps nécessaire pour que les victimes puissent comprendre, se l'approprier, questionner, discuter, on aurait un degré de satisfaction plus grand à l'égard de la justice".

Avec l'annonce d'une nouvelle loi d'ici la fin mai par Emmanuel Macron, Denis Salas espère une ouverture de la justice. "Il faut qu'il y ait une possibilité (...)

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