Affaire Halimi : le Conseil de la magistrature s'insurge contre la "mise en cause" de la justice

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Plusieurs milliers de personnes se sont rassemblées dimanche en France et notamment à Paris, à l'appel de collectifs citoyens et de représentants de la communauté juive, pour contester l'absence de procès après le meurtre de Sarah Halimi en 2017.Le meurtrier de cette sexagénaire juive a été jugé irresponsable pénalement par la Cour de Cassation. Tout en entérinant le caractère antisémite du crime, la plus haute juridiction judiciaire avait confirmé l'abolition du discernement du meurtrier, pris d'une "bouffée délirante" lors des faits, selon sept experts consultés.

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"On se retrouve sans cesse à modifier les lois à la faveur d'une seule affaire"

Cette décision a suscité une vive émotion et une très forte incompréhension au sein d'une partie de la communauté juive française et poussé Emmanuel Macron à réclamer "un changement de la loi". Réaction du Conseil supérieur de la magistrature (CSM) dimanche qui s'est insurgé contre "la mise en cause" de la justice dans deux affaires "douloureuses", en référence à la contestation de l'arrêt de la Cour de cassation dans le dossier Sarah Halimi et du verdict au procès de Viry-Châtillon

"On se retrouve sans cesse à modifier les lois à la faveur d'une seule affaire qui est certes dramatique et atroce, et ça, on n'en disconvient pas du tout, il est normal que la victime ait vécu cette décision de façon violente. Mais est-ce qu'il faut changer la loi à chaque fois qu'on a un...


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