Affaire Griveaux : ce que risquent les auteurs de revenge porn

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Affaire Griveaux : ce que risquent les auteurs de revenge porn

La « pornodivulgation ». Voici la traduction officielle de l'anglais revenge porn. Ignoré jusqu’en 2016 par le droit français, l'acte qui consiste à publier sur la Toile des photos ou vidéos intimes sans consentement est désormais sévèrement puni par la loi. La campagne électorale pour la course à la mairie de Paris ont remis sur le devant de la scène ces pratiques. L’occasion de faire le point sur ce que risquent les auteurs de tels faits.

Le but ultime d’humilier l’autre

« Cette pratique consiste à se venger d’une personne en rendant publics des contenus dits pornographiques l’incluant dans le but évident de l’humilier. Ces contenus peuvent être réalisés avec ou sans l’accord de l’intéressé.e alors que dans les deux cas il/elle n’a jamais donné son consentement pour leur diffusion », explique sur son site l’association E-enfance, en pointe sur ces sujets.

60 000 euros et deux ans de prison

Depuis 2016, la loi pour une République numérique a créé le « délit d’atteinte volontaire à l’intimité de la vie privée par transmission de propos tenus en privé ou par captation et diffusion d’image » sous les articles 226-1 et 226-2. Ceux-ci approfondissent les dispositions d’atteinte à la vie privée, consacrées par le Code pénal. Le caractère sexuel de la divulgation de contenus est considéré comme une circonstance aggravante. L’amende passe ainsi de 45 000 à 60 000 euros, et double la...

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