Affaire Griveaux: Bruno Questel veut renvoyer Piotr Pavlenski en Russie

"Il verra avec Poutine s'il peut faire ce genre de conneries", ce député LREM veut renvoyer Piotr Pavlenski (ici en 2017 à Paris) en Russie (Photo: MARTIN BUREAU via Getty Images)

POLITIQUE - “Qu’on foute ce mec dehors.” Depuis l’onde de choc du retrait de la candidature de Benjamin Griveaux, les responsables politiques de la majorité, de droite comme de gauche attaquent tous azimuts l’irruption de la vie privée dans la sphère publique, la plaie des réseaux sociaux et ceux qui se rendent coupables de “revenge porn.”

Et évidemment, le premier à subir les foudres de la classe politique est celui qui revendique avoir exhumé les vidéos intimes du désormais ex-candidat à la mairie de Paris, Piotr Pavlenski. 

L’artiste russe, opposant à Vladimir Poutine exilé en France a effectivement expliqué son geste à plusieurs médias français vendredi 14 février. De quoi déclencher la colère des élus LREM, au premier rang desquels le député Bruno Questel qui n’a pas hésité à souhaiter son renvoi en Russie.

“Qu’on foute ce mec dehors! Il est réfugié politique, il est venu demander l’asile. Il se comporte comme un salopard et n’a aucune notion de ce que peut être un comportement adapté dans une société éclairée”, s’est indigné l’élu de l’Eure sur LCP comme vous pouvez le voir ci-dessous.

“S’il y a une première chose à faire, c’est de le mettre dans un avion direction la Russie et il verra avec monsieur Poutine s’il peut faire ce genre de connerie” tranche encore Bruno Questel.

Il risque deux ans de prison

L’artiste contestataire russe Piotr Pavlenski, qui avait incendié la façade d’une succursale de la Banque de France en 2017, a affirmé avoir mis en ligne cette vidéo. Selon Libération qui lui a parlé, il affirme la tenir “d’une ‘source’ qui avait une relation consentie avec Benjamin Griveaux”.

La séquence a été publiée “sur un site clandestin sans mention légale, hébergé aux États-Unis, lié dit-on, à un activiste russe”, a commenté l’avocat Richard Malka, conseil de Benjamin Griveaux, qui lui a demandé “d’engager des poursuites contre toute publication” qui ne respecterait pas sa vie privée. “On va prendre le temps d’étudier tout ça, la situation est complexe d’un point de vue juridique et encore plus d’un point de vue technique”, a souligné Malka. Le site en question n’était plus accessible vendredi soir.

Depuis 2016 et l’adoption de la loi “pour une République numérique”, la diffusion de “revenge porn” est passible de deux ans d’emprisonnement et 60.000 euros d’amende. 

Benjamin Griveaux a jeté l’éponge 24 heures après avoir présenté son programme pour Paris devant une centaine de soutiens et ses têtes de listes dans les arrondissements. Avec l’espoir de faire décoller une campagne jusqu’alors en deçà des espoirs, les sondages ne le plaçant qu’en troisième position derrière la maire Anne Hidalgo (PS) et la candidate LR Rachida Dati.

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