Affaire du Grêlé : un ex-gendarme avoue être le tueur en série et se suicide 35 ans après

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Un ancien gendarme a confessé être un tueur en série recherché depuis 35 ans - Getty Images/iStockphoto

Un ancien gendarme a été retrouvé mort dans un Airbnb du Grau-du-roi, dans le Gard. Avant de mettre fin à ses jours, il a avoué dans une lettre qu’il était “Le Grêlé”, un tueur en série recherché par la police depuis 35 ans.

Coup de théâtre dans l’affaire du Grêlé. Vieux de 35 ans, ce semi “cold case” vient peut-être de prendre fin pour de bon, rapporte le journal Le Parisien. François V., un ex-gendarme âgé de 59 ans, vient en effet de révéler dans une lettre qu’il était ce tristement célèbre tueur et violeur en série ayant sévi à Paris dans les années 1980-90. Seul problème, la lettre a été trouvée à proximité du corps sans vie de l’ancien militaire, qui s’est donné la mort dans un logement Airbnb du Grau-du-Roi, dans le Gard. Un prélèvement ADN a donc été effectué par les policiers pour vérifier les dires de François V.

Ce témoignage ne sort toutefois pas de nulle part. Aussi ancienne soit-elle, l’affaire dite du “Grêlé” était toujours au cœur des préoccupations de la police parisienne. Et pour cause, on parle d’au moins six viols et trois meurtres, peut-être même quatre : Cécile Bloch, 11 ans, poignardée et violée en mai 1986, Irmgard Mueller, 20 ans et Gilles Politi, 38 ans tués le 29 avril 1987 et Karine Leroy, 19 ans, tuée en juin 1994. Après des années de collecte d’informations, de recherche de témoignages et de recoupements d’indices, les enquêteurs savaient qu’ils cherchaient un homme au visage grêlé, ayant conduit un véhicule blanc, probablement de marque Volvo, et ayant déjà présenté une carte des forces de l’ordre.

Une convocation du juge d’instruction

Ces différents indices ont naturellement mené les policiers de la brigade criminelle vers plusieurs gendarmes ayant exercé à cette époque en région parisienne. Parmi eux, François V., qui a pris sa retraite dans le sud de la France, dans un petit village près de Montpellier. Ce dernier avait donc été convoqué par le juge d’instruction pour être entendu sur cette affaire. Mais il ne s'était jamais présenté au tribunal.

À la place, l’homme a vidé ses comptes et a quitté le domicile où il vivait avec sa compagne pour se réfugier dans un Airbnb. C’est là qu’il s’est donné la mort après avoir mis ses aveux par écrit. D’après les informations du Parisien, il aurait expliqué qu’il n’était “pas bien dans [sa] vie” lorsqu’il a commis ses crimes, qu’il n’avait plus rien fait de répréhensible depuis 1997 et qu’il n’aurait jamais recommencé. Des affirmations aussi surprenantes que troublantes, qui seront peut-être partiellement confirmées par les tests ADN.

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