Affaire Grégory: la cour d'appel annule la garde à vue de Murielle Bolle en 1984

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Affaire Grégory: la cour d'appel annule la garde à vue de Murielle Bolle en 1984

Près de 36 ans après la mort de Grégory Villemin dans les Vosges, la cour d'appel de Paris a décidé ce jeudi d'annuler les déclarations de Murielle Bolle lors de sa garde à vue, en novembre 1984. Elle avait alors accusé son beau-frère d'avoir kidnappé le petit garçon.

Nouveau rebondissement dans l'affaire Grégory Villemin, dont le mystère perdure depuis trois décennies. La cour d'appel de Paris a annulé ce jeudi les déclarations de Murielle Bolle lors de sa garde à vue des 2 et 3 novembre 1984. A l'époque, elle avait déclaré aux gendarmes que son beau-frère, Bernard Laroche, avait kidnappé en sa présence Grégory Villemin, retrouvé mort le 16 octobre 1984, pieds et poings liés, dans les eaux de la Vologne.

Elle avait réitéré ses propos quelques jours plus tard face au juge d'instruction, Jean-Michel Lambert. Mais l'adolescente s'était ensuite rétractée en assurant avoir tenu ces propos sous la contrainte des gendarmes. Elle n'a depuis cessé de clamer l'innocence de Bernard Laroche, abattu par le père de Grégory, Jean-Marie Villemin, en 1985.

Validité des déclarations devant le juge Lambert

Si les déclarations de Murielle Bolle faites lors de sa garde à vue sont donc déclarées nulles, la réitération de ses propos devant le juge Lambert reste valide, a appris BFMTV de sources concordantes.

La cour de cassation, saisie par Murielle Bolle, avait déjà reconnu le 19 février que sa garde à vue avait été effectuée en application de dispositions "inconstitutionnelles" de l'ordonnance de 1945 sur "l'enfance délinquante", la loi ne prévoyant alors, par exemple, ni présence d'un avocat ni notification du droit de se taire. La plus haute instance judiciaire avait donc ouvert la voie à cette annulation...

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