Affaire des «fadettes» : Elisabeth Borne suit l'avis du CSM qui blanchit deux magistrats du PNF

© Alain JOCARD / AFP

La Première ministre Elisabeth Borne a donc décidé de "suivre l'avis du Conseil supérieur de la magistrature" qui avait considéré qu'il n'y avait "pas lieu" de sanctionner deux magistrats du Parquet national financier (PNF). La décision, qui revenait à la cheffe du gouvernement , solde des poursuites entamées par le garde des Sceaux Eric Dupond-Moretti peu après son entrée au gouvernement, alors qu'il avait été visé en tant qu'avocat par des relevés téléphoniques ("fadettes") ordonnées par ces magistrats dans une instruction, ce qui lui vaut aujourd'hui des poursuites pour "prises illégales d'intérêt".

"Aucune faute disciplinaire" commise

Dans deux avis distincts rendus il y a dix jours, le Conseil supérieur de la magistrature (CSM) avait estimé que l'ex-cheffe du Parquet national financier, Eliane Houlette, et son actuel numéro deux Patrice Amar n'avaient "commis aucune faute disciplinaire" et qu'il "n'y a pas lieu" de les sanctionner. La décision finale appartenait à la Première ministre, alors que ce double avis sonnait déjà comme un désaveu pour Eric Dupond-Moretti.

Juste avant d'arriver Place Vendôme, Me Dupond-Moretti avait dénoncé les méthodes de "barbouzes" du PNF qui avait épluché certains de ses relevés téléphoniques lors d'investigations visant à débusquer une taupe qui avait pu informer Nicolas Sarkozy qu'il était sur écoute. Ouverte sous la supervision de Mme Houlette et classée sans suite en 2019, cette enquête controversée était menée en marge de l'affaire de ...


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