Affaire des « fadettes » : Borne blanchit les magistrats du parquet financier

Éric Dupond-Moretti, à l'origine des poursuites contre les deux magistrats, est désormais poursuivi pour « prises illégales d'intérêt ».  - Credit:RAPHAEL LAFARGUE / POOL / AFP
Éric Dupond-Moretti, à l'origine des poursuites contre les deux magistrats, est désormais poursuivi pour « prises illégales d'intérêt ». - Credit:RAPHAEL LAFARGUE / POOL / AFP

La Première ministre Élisabeth Borne a décidé de « suivre l'avis du Conseil supérieur de la magistrature », qui a considéré qu'il n'y avait « pas lieu » de sanctionner deux magistrats du Parquet national financier soupçonnés de « manquements » dans l'affaire des « fadettes ». La décision, qui revenait à la cheffe du gouvernement, solde des poursuites entamées par le garde des Sceaux Éric Dupond-Moretti peu après son entrée au gouvernement alors qu'il avait été visé en tant qu'avocat par des relevés téléphoniques (« fadettes ») ordonnés par ces magistrats dans une instruction, ce qui lui vaut aujourd'hui des poursuites pour « prises illégales d'intérêt ».

Dans deux avis distincts rendus il y a dix jours, le Conseil supérieur de la magistrature (CSM) avait estimé que l'ex-cheffe du Parquet national financier, Éliane Houlette, et son actuel numéro deux Patrice Amar n'avaient « commis aucune faute disciplinaire » et qu'il « n'y a pas lieu » de les sanctionner. La décision finale appartenait à la Première ministre, alors que ce double avis sonnait déjà comme un désaveu pour Éric Dupond-Moretti.

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